ACCUEIL | FLUX RSS
Lundi 21 Mai 2018

FUTUR - Publié le 14/01/2016 à 12:16


Mcity, une ville fantôme où roulent les voitures de demain



        
Elle est nichée à l'abri des regards, cachée derrière des immeubles du campus de l'Université du Michigan à Ann Arbor, dans le nord des Etats-Unis: Mcity est une ville fantôme créée de toutes pièces pour tester les voitures du futur.

Connectées, autonomes: ici les nouvelles technologies, à l'origine du "big bang" automobile depuis une dizaine d'années, doivent maintenant faire leurs preuves avant d'espérer se retrouver un jour sur les routes.

Sur environ 13 hectares, la ville sortie de nulle part il y a un an s'étale tel un décor hollywoodien.

Les équipements urbains doivent permettre de reproduire des situations réelles qu'une voiture peut rencontrer au quotidien, à l'image d'un enfant courant après son ballon et s'aventurant subitement sur la chaussée.

Eclairage public, passages protégés pour piétons, séparateurs de voies, ronds-points, trottoirs, pistes cyclables, arbres, panneaux de signalisation, barrières de chantier: rien ne manque dans le décor.

Ses arrêts de bus, ses bancs publics, ses boîtes aux lettres, ses bacs à poubelles, ses bouches d'incendie et ses noms de rue (Liberty Street, State Street, Main Street) lui donnent des allures de cité vibrionnante. Mais ses cafés et restaurants sont en carton-pâte et ses habitants des tas de ferraille bardés de capteurs numériques - caméras, radars, sonars, lidars (guidage par laser) - gérés par des logiciels.

"Nous testons les voitures connectées et autonomes ici depuis un peu plus d'un an", explique à l'AFP Jim Sayer, directeur de Mcity. "2015 a été une année particulièrement chargée", en raison de la concurrence entre acteurs pour arriver le premier sur le marché.

Quatre jours pour certains, un jour pour d'autres: les constructeurs, une douzaine, se succèdent.

- Algorithmes et capteurs -

"Souvent il nous arrive de répéter la même manoeuvre plusieurs fois pour comprendre et faire des ajustements nécessaires afin d'améliorer la performance", raconte M. Sayer.

Mcity donne l'opportunité aux constructeurs automobiles de tester leurs voitures jour et nuit sur différents scénarios (circulation en centre-ville, circulation en route de campagne, entrée et sortie d'autoroute, traversée de tunnel) et sur divers types de surfaces (béton, asphalte ou pavés).

Les vitesses maximum autorisées sont d'un peu plus de 100 km/h.

Ford fait partie des groupes automobiles rodant leurs véhicules à Mcity, qui se trouve à une soixantaine de kilomètres de son siège de Dearborn.

Une partie de sa flotte Fusion Hybrid va même être testée dans des conditions climatiques extrêmes (neige, tempête) qui peuvent altérer la perception des capteurs embarqués et aveugler le GPS.

"Cela va nous permettre d'affiner nos algorithmes et de mieux calibrer les capteurs", souligne Jim McBride, responsable du projet véhicules autonomes.

Pour M. Sayer, l'intérêt principal de MCity, c'est la variété des tests que cette structure permet: chaque kilomètre parcouru peut représenter 10, 100 ou 1.000 km de conduite sur route. De plus chaque événement est reproductible à l'infini.

Mcity est le fruit d'un partenariat entre l'Université et le ministère des Transports du Michigan. Des entreprises en sont des sponsors contre une participation d'un million de dollars pour trois ans. Elle a officiellement ouvert ses portes en juillet dernier.

Le géant informatique Apple, à qui on prête des intentions de se lancer dans l'automobile, aurait eu des discussions avec la ville, qui n'est pas la seule surgie de nulle part pour aider au développement des voitures du futur. GoMentum (Concord, Californie, ouest) accueille déjà les véhicules du groupe nippon Honda.

Alors que la voiture autonome sur laquelle travaillent une douzaine de constructeurs et de "disrupteurs" - Tesla, Mercedes-Benz, Audi, Google, Uber, GM-Lyft, Toyota - est annoncée d'ici 2020, Jim Sayer estime qu'il faudra encore une vingtaine d'années pour que le grand public puisse s'en offrir.

"La technologie de véhicule entièrement sans conducteur est prête pour des utilisations limitées", mais son coût élevé éloigne la possibilité pour une production de masse, argue cet expert.

Nouveaux tests des Sea Bubbles, taxis volants, sur la Seine
Véhicules autonomes: la France va autoriser les tests sans conducteur dès 2019
Le fromage de demain se prépare en laboratoire
GM: demande d'autorisation pour une voiture sans volant ni pédales
TwinswHeel, droïde industriel, livreur à domicile de demain
Microsoft veut introduire l'intelligence artificielle dans le quotidien
Google installe de vrais clients dans ses voitures autonomes
Tesla va dévoiler un camion électrique en septembre
Les fermes connectées, futur de l'agriculture?
Lyon expérimente un service de minibus sans chauffeur pendant un an
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Manger mieux avec des agriculteurs mieux payés
Un chirurgien français réussit une greffe de trachée
États généraux de la bioéthique: fin du débat citoyen, place à la synthèse
Greffes et dons d'organes: jusqu'où aller?
Nouveaux tests des Sea Bubbles, taxis volants, sur la Seine
 LES PLUS LUS 
VIDEO: Des images rares du requin du Groenland dans les eaux de l’Arctique
Les tarentules, victimes de la déforestation et des gastronomes au Cambodge
VIDEO: Une famille pourchassée par des guépards dans un parc animalier
Bonheur : votre humeur dépend de ce que vous mangez
Le régime alimentaire à base de produits d'origine animal émet 197,65 kg de CO2 par an et par habitant en France
Luxembourg: derrière la prospérité, la salle de shoot
SpaceX lance avec succès sa plus puissante fusée Falcon 9
L'Australie promet des millions d'euros pour aider ses koalas
Lire à haute voix est la meilleure méthode pour améliorer sa mémoire à long terme
Les légumes verts pourraient retarder le déclin cérébral
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2018 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.032 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.