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Mercredi 13 Décembre 2017

SANTE - Publié le 14/05/2016 à 15:36


La soie pour conserver intacts les échantillons sanguins




Des chercheurs ont réussi à conserver l'intégrité de prélèvements sanguins pendant 84 jours et à des températures allant jusqu'à 45°C. La méthode ? Les enfermer dans un film de soie.

Dans les zones reculées, réaliser un diagnostic à partir d'un prélèvement sanguin est complexe. Jusqu'à 67% des erreurs sont issues d'une perte de qualité de l'échantillon provoquées par les nombreuses heures de transports jusqu'aux centres d'analyses. Pour pallier à ces dégâts, des chercheurs américains ont développé un moyen de conserver l'intégrité des prélèvements. Ils les ont plongés dans une matrice de protéine de soie. Leurs résultats, publiés cette semaine dans le journal de l'Académie américaine des sciences (PNAS), révèlent une grande efficacité.

«Les biomarqueurs sont restés intact après avoir été conservé pendant 84 jours à 45°C. C'est beaucoup mieux que les approches traditionnelles, surtout à de hautes températures comme celles atteintes durant l'été», racontent les auteurs. «Cette approche pourrait faciliter le dépistage et la surveillance des maladies dans les populations mal desservies mais également permettre des essais pharmacologiques à distance», poursuivent-ils.

Une technique précise

Le protocole est le suivant: la protéine de la soie, la fibroïne, est extraite de cocons de vers à soie. Les chercheurs la purifient et la mélangent avec le sang. Elle forme alors un film légèrement solide de quelques centimètres qui encapsule le fluide et peut-être conservé à 22°C comme à 45°C. Pour récupérer l'échantillon intact, il suffit de dissoudre la fibroïne dans de l'eau. Ces phénomènes ne sont pas spécifiques à la soie mais celle-ci présente la meilleure robustesse tout en restant très facile à manier.

L'utilisation de cette protéine permet une meilleure précision que les techniques traditionnelles. La conservation du sang à -20°C était jusqu'à présent la plus efficace. Cependant, elle présente des limites. Par exemple, la Protéine C réactive, biomarqueur de l'inflammation est endommagé lors du dégel (20% de perte) tandis qu'elle reste parfaitement intacte sous la soie. Un autre procédé, plus abordable, consiste à faire sécher le sang sur un papier spécial. Malheureusement, cette technique résiste peu aux fortes chaleurs.

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