ACCUEIL | FLUX RSS
Lundi 18 Mars 2019

CIEL&ESPACE - Publié le 22/04/2017 à 14:58


Les déchets spatiaux, un danger qui s'amplifie



Des scientifiques ont alerté mardi sur le danger croissant pour les satellites et les missions habitées que représentent les déchets spatiaux accumulés pendant près de six décennies d'exploration spatiale.

En moins d'un quart de siècle, le nombre de débris suffisamment gros pour détruire un vaisseau spatial a plus que doublé, selon les participants d'une conférence de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Darmstadt, en Allemagne.

"Nous sommes très préoccupés", a déclaré Rolf Densing, directeur des opérations de l'ESA, qui plaide pour une vraie prise en compte de ce problème qui ne peut être résolu qu'à l'échelle mondiale.

Le risque de collision avec des débris est statistiquement faible mais il a augmenté, au fil des missions qui ont eu lieu depuis que l'Union soviétique a lancé en 1957 Spoutnik 1, le premier satellite artificiel.

Les morceaux de fusées, les satellites en fin de vie, les outils perdus par des astronautes... Tous ces objets, sous l'effet de dislocations et collisions en chaîne, ne cesseront de se multiplier.

Ces objets peuvent atteindre 28.000 kilomètres/heure et, à cette vitesse, même un petit objet peut causer d'énormes dégâts.

En 1993, des radars terrestres avaient localisé 8.000 objets mesurant plus de 10 centimètres. "Aujourd'hui, nous avons dans l'espace environ 5.000 objets mesurant plus d'un mètre, 20.000 objets de plus de 10 cm ... et 75.0000 +balles volantes+ d'environ 1 cm", a détaillé Holger Krag, responsable du bureau des débris spatiaux de l'ESA. Les objets de plus d'un millimètre atteindraient les 150 millions.

Rien que pour ses dix satellites en orbite basse, l'ESA dit recevoir une "alerte collision" par semaine. Chaque satellite doit, une à deux fois par an, effectuer des mesures d'évitement.

Dans une allocation vidéo, l'astronaute français Thomas Pesquet a expliqué que l'ISS pouvait résister aux objets allant jusqu'à 1 cm de diamètre.

"La station doit souvent faire des manœuvres pour éviter les débris, mais a besoin de 24h pour réagir", a expliqué l'astronaute depuis l'ISS. Si le temps lui manque, l'équipage devra "gagner son refuge, le vaisseau spatial Soyouz, afin de pouvoir quitter l'ISS en cas de collision", a-t-il déclaré. "Cela s'est produit quatre fois dans l'histoire de l'ISS".

Nouveaux problèmes et retards pour la prochaine grande fusée de la NASA
La NASA a pris des images inédites d'avions franchissant le mur du son
Des femmes probablement les prochaines à marcher sur la Lune et Mars
La Voie lactée pèserait autant que 1,5 milliard de milliards de soleils
La capsule Dragon de SpaceX a amerri avec succès dans l'Atlantique
Début de mission réussi pour Dragon, arrivée à la Station spatiale internationale
Un lancement de fusée que SpaceX ne doit pas rater
Les Émirats veulent envoyer leur premier homme dans l'espace en septembre
Des centaines de milliers de nouvelles galaxies détectées
La NASA presse sur l'accélérateur pour un retour sur la Lune
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Les séniors se sentent plus jeunes lorsqu'ils ont l'impression d'avoir le contrôle sur leur vie quotidienne
Oeufs, cholestérol et risques cardiaques, l'éternel débat
Une reconnaissance au travail positive améliore la santé physique et mentale
Près de Chartres, un refuge accueille animaux de cirque ou de laboratoires
Des lycéens enfilent la blouse de chercheurs pour étudier les tiques
 LES PLUS LUS 
Beurk ou miam? La différence est plus dans la tête que dans l'assiette
L'empire contre-attaque ou le retour de Microsoft au sommet
Microbiote: à la découverte de notre jardin intérieur
Une lettre d'Einstein sur Dieu vendue 2,89 millions de dollars
Climat: une ado en colère plaide en faveur des générations futures
Cuba: l'internet mobile disponible à partir de jeudi
Attaque sur les petits écrans: le boom des jeux vidéo sur mobile en Afrique
Naissance du premier bébé grâce à une greffe d'utérus d'une donneuse décédée
Premier vol habité à destination de l'ISS depuis le lancement raté
L'hiver est là, le charbon brûle, les Balkans suffoquent
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.028 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.