ACCUEIL | FLUX RSS
Samedi 15 Décembre 2018

RECHERCHE - Publié le 22/04/2017 à 15:51


Des virus géants jouent les Frankenstein



Un nouveau groupe de virus géants vient d’être découvert par une équipe américano-autrichienne dans des bassins bouillonnants de boue d’épuration.

Les virus géants sont des nouveaux venus dans la biologie puisque les premiers ont été décrits par des chercheurs français (sous la direction de Didier Raoult) en 2003. Ils apparaissent de plus en plus comme des bizarreries de la nature, aux frontières des virus et des cellules.

Un nouveau groupe de ces virus géants vient d’être découvert par une équipe américano-autrichienne (travaux publiés dans la revue Science). Ce «girus» - contraction de giant virus - a été baptiséKlosneuvirus car il a été découvert dans la ville de Klosterneuburg, en Autriche, dans des bassins bouillonnants de boue d’épuration. Les chercheurs ont pu, en le décorticant, conclure que ces virus géants descendent, non de cellules, mais de plus petits virus qui, un peu à la manière de la créature de Frankenstein, sont faits de bric et de broc avec des bouts d’autres organismes.

S’ils s’appellent géants, c’est bien à cause de leur taille. D’ailleurs, le tout premier découvert, en 1992, avait été classé parmi les bactéries. Celles-ci font une taille de l’ordre de quelques micromètres (un millième de millimètre) alors que les virus sont mille fois plus petits (quelques dizaines de nanomètres). Les bactéries sont visibles au microscope optique alors que les virus ne le sont normalement pas. Celui découvert en 2002, appelé mimivirus (0,75 millième de millimètre), est bien plus gros que d’autres (il est visible au microscope optique): si le mimivirus était un ballon de football, le virus du rhume est comme une cerise et le virus du sida comme une pomme. La taille de leur ADN et le nombre de gènes qu’ils possèdent sont à la hauteur de leur taille.

En analysant les génomes des trois à quatre familles connues de girus, les chercheurs se sont aperçus qu’ils possédaient des centaines voire des milliers de gènes alors que les autres, comme celui de la grippe, n’en possèdent que quelques petites dizaines. Parmi les gènes en plus, les scientifiques se sont rendu compte qu’on les trouvait normalement chez les plantes, les animaux et les autres organismes cellulaires. Certains de ces gènes permettent la traduction de l’ADN en protéines. Comme si, au cours de l’évolution, ce virus avait «braqué» des éléments génétiques dans ses hôtes successifs. Plutôt que de détourner les usines de la cellule à son profit, un virus géant monte entièrement ses propres usines pour produire ses descendants.

Cancer du sein: un test sanguin pourrait aider à choisir le traitement
À la recherche de nouvelles molécules contre le paludisme
Un placenta artificiel pourrait aider à comprendre les problèmes de la grossesse
Thé ou café ? Les goûts déterminés par la génétique, selon une étude australienne
Des cellules souches iPS transplantées dans le cerveau d'un patient atteint de Parkinson
Manger des carottes est bon pour la vue? Vrai, confirment des recherches
La maladie de Parkinson commence peut-être dans l'appendice
Trop de sucre dans le sang: risque accru de tuberculose, selon des chercheurs
Un strabisme à l'origine du génie de Léonard de Vinci?
Des souriceaux nés de souris de même sexe
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
La résilience provient d'anomalies dans le cerveau
Nos choix de carrière influencent notre personnalité
Les bactéries intestinales, piste de recherche pour traiter le diabète
Virgin Galactic prépare un nouveau vol d'essai, plus près de la frontière de l'espace
Au Bangladesh, le combat d'un homme pour sauver les arbres un par un
 LES PLUS LUS 
Confirmation de présence de glace à la surface de la Lune
La momification, un procédé plus ancien qu'on ne le pensait
Un satellite européen inédit d'étude des vents mis sur orbite
Avec le Brexit, risque d'une pénurie de sperme au Royaume-Uni
Comment la fièvre jaune s'est propagée au Brésil
Un drone filme des images inédites d'un peuple isolé d'Amazonie
Inondations en Inde : alerte aux serpents avec la baisse des eaux
Un reste fossilisé d'enfant prouve l'accouplement entre deux espèces humaines
Un examen ophtalmologique expérimental pourrait détecter Alzheimer
Pas de niveau minimum d'alcool qui soit sans danger pour la santé
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2018 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.032 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.