ACCUEIL | FLUX RSS
Lundi 19 Novembre 2018

SEXO - Publié le 22/04/2017 à 16:35


Ces femmes attirées sexuellement par des enfants et des adolescents



Au Texas, une professeur d’anglais de 24 ans a été condamnée à dix ans de prison pour avoir entretenu des relations sexuelles suivies avec un élève de 13 ans. Un cas rare, car la pédophilie est moins fréquente chez les femmes que chez les hommes.

Dix ans de prison et la possibilité de demander une libération sur parole dans cinq ans. C’est la sentence qu’a prononcée vendredi dernier à Houston au Texas le juge Michael McSpadden à l’encontre de l’enseignante de 24 ans qui comparaissait pour «agression sexuelle sur mineur» . Sa victime était un garçon âgé de 13 ans au moment où la relation a commencé en septembre 2015. Alexandria Vera risquait jusqu’à trente années de prison mais le juge a expliqué qu’il ne la considérait pas comme pédophile au sens classique du terme et ne pensait pas qu’elle constituait un danger pour la communauté. Néanmoins, il a expliqué vouloir faire un exemple: «Nous voulons que nos éducateurs enseignent à nos élèves. Nous ne voulons pas qu’ils mettent leurs mains sur eux». Par définition, la pédophilie implique des enfants pré-pubères, ici il s’agirait plutôt d’hébéphilie, c’est-à-dire une attirance pour un adolescent pubère.

Un enfant n’est pas capable de consentement

Quoi qu’il en soit, entre le 30 septembre 2015 et le 30 janvier 2016, la professeur d’anglais a reconnu avoir eu des relations sexuelles «presque chaque jour chez elle» avec le jeune garçon qu’elle avait rencontré lors de la «summer school» de l’école. Le fait que l’adolescent soit demandeur ne change rien à l’acte puisque légalement (et moralement!) les enfants ne sont pas en position de consentir.

1 femme pour 60 hommes pédophiles

Le cas de Alexandria Vera est inhabituel à plusieurs titres. D’abord parce que la pédophilie (au sens large, pédophilie + hébéphilie) est beaucoup plus rare chez les femmes que chez les hommes. Dans l’une des rares études publiées sur le sujet, en 2000 dans le revue Behavioral Sciences and the Law, l’hôpital psychiatrique William Hall en Caroline du Sud rapportait avoir évalué pour ce motif 15 femmes pour 905 hommes sur une période d’une dizaine d’années (soit moins de 2%). On comptait quatre adolescents parmi les victimes, dont l’âge allait de 3 à 17 ans. Les agresseurs, elles, avaient de 13 à 53 ans. Il faut toutefois prendre les chiffres avec prudence car il s’agissait de cas ayant abouti en justice, et les cas féminins seraient moins souvent rapportés que ceux qui impliquent des hommes. De plus, à côté des pédosexuels violents qui frappent l’opinion, il existe aussi des pédosexuels qui peuvent aussi faire des dégâts chez leurs victimes. Il y a les non violents «qui préfèrent recourir à la ruse et à la séduction, mais sont indifférents aux conséquences psychologiques pour l’enfant», explique l’association L’ange Bleu, et «les pédosexuels «de bonne foi», qui pensent sincèrement que les relations sexuelles que certains enfants acceptent d’avoir avec eux ne leur sont pas néfastes et qui ne mesurent donc pas la nature des risques qu’ils leur font encourir».

Comme dans le roman «Prédatrice» d’Alissa Nutting!

Deuxième surprise, le fait qu’Alexandria Vera soit enseignante est inhabituel car les femmes pédophiles ont plutôt un faible niveau d’éducation et un travail peu rémunéré. L’écrivain Alissa Nutting, avait toutefois mis en garde contre cette vision stéréotypée de la femme dans le roman d’une prédatrice sexuelle (Prédatrice), Celeste enseignante de 26 ans, qui séduit méthodiquement une victime âgée de 14 ans! «Nous sommes capables de voir la sexualité masculine comme puissante et violente et nous ne sommes pas capables de voir la sexualité féminine de la même façon dans notre société», expliquait Alissa Nuttting qui a elle-même été... professeur d’anglais à l’université John Carroll près de Cleveland.

En revanche l’âge relativement jeune de Mme Vera n’est pas surprenant. Les sexologues estiment que l’attirance sexuelle pour les enfants débute souvent tôt et reste relativement constante tout au long de la vie.

Sexe et consentement : des premiers rapports pas toujours voulus
Une ville américaine s'oppose à la première maison close de robots
Avec le Brexit, risque d'une pénurie de sperme au Royaume-Uni
De l'influence des textos sur les relations amoureuses
Quand on veut être père, mieux vaut porter le caleçon
Gonorrhée : espoir pour un nouveau traitement
Sites de rencontres : hommes et femmes n'auraient pas les mêmes exigences de niveau d'instruction
Sperme dégradé, puberté précoce: des causes probablement environnementales
Manger des noix améliore la qualité du sperme
Au Cambodge, une blogueuse féministe brise les tabous du sexe
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Epidémie de sans-gluten ? La recherche tente d'y voir plus clair
Chine: une carrière reconvertie en hôtel 5 étoiles
Bordeaux : a-t-on enfin localisé le corps disparu de Montaigne ?
Une pub contre l'huile de palme critiquée par un acteur majeur du secteur
Contre la sécheresse, Le Cap devrait déraciner les arbres non indigènes
 LES PLUS LUS 
Puces Intel: des chercheurs découvrent une faille de sécurité
Comment limiter le temps d'exposition aux écrans des enfants ?
Des tombes de l'époque romaine découvertes dans un village palestinien
Le binge drinking peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires
Au coeur de l'Amazonie, vivre dans la plus grande jungle du monde
Le plus vieux fromage jamais trouvé aurait été déterré en Égypte
La mortalité par AVC évolue inégalement en Europe
En Bosnie, des cheveux sur mesure et gratuits pour les enfants cancéreux
Le génome complet du blé tendre séquencé pour la première fois
Mars à son plus près de la Terre en 15 ans
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2018 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.137 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.