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Dimanche 16 Décembre 2018

SANTE - Publié le 26/09/2017 à 16:16


Hépatite C : des spécialistes réclament un dépistage généralisé



Soixante quinze mille personnes ignorent encore qu'elles sont infectées en France par le virus de l'hépatite C, s'indigne la société française d'hépatologie AFEF qui réclame un dépistage généralisé avec une grande campagne de sensibilisation de la population pour mettre fin à cette situation.

L'hépatite C, cause de cirrhoses et de cancers du foie, est responsable de 2.500 décès par an, rappelle la professeure Dominique Thabut (hôpital Pitié Salpêtrière, Paris) de l'Association Française pour l'Etude du Foie (AFEP) qui regroupe médecins et chercheurs du domaine.

Les nouveaux traitements qui permettent de guérir 95 % des hépatites virales C en quelques semaines de traitement (de 8 à 24) ont modifié la prise en charge de cette maladie depuis 2014, note cette société savante.

Ces spécialistes espèrent pouvoir éradiquer, à terme, la maladie, vers 2025-2030. "On traite 15.000 patients par an et il en reste environ 150.000 à traiter dont 75.000 ignorent leur infection", ajoute le Pr Thabut.

Le principal obstacle à l'éradication de cette pathologie reste "le dépistage qui est très variable selon les endroits" et doit être amélioré car il ne permet pas d'atteindre ces 75.000 patients ignorant leur état, selon elle.

C'est pourquoi l'"on veut une grande campagne de dépistage et de sensibilisation, pas seulement auprès des médecins, mais aussi de la population" à l'occasion du congrès annuel de l'AFEF qui se tient à Nice du 4 au 7 octobre, explique cette spécialiste.

L'AFEF souligne qu'"il est important de dépister et de traiter rapidement les populations les plus à risque qui sont les usagers de drogues et les personnes nées à l'étranger chez qui la fréquence de l’infection est globalement plus élevée que chez les patients nés en France".

"Etre traité tôt permet de réduire considérablement le risque de cancer du foie" qui reste la première cause de décès dans cette maladie, souligne la professeure Thabut.

Le risque de réinfection une fois guéri existe et cela doit être expliqué aux patients et ceux qui gardent des facteurs de risque doivent être dépistés régulièrement pour traiter rapidement une réinfection potentielle, note encore l'AFEP dans un communiqué.

Le virus se transmet essentiellement par voie sanguine. La principale voie de contamination passe par le partage de matériel entre usagers de drogues (seringue, paille de sniff, compresse…).

Des tests permettent d'écarter le risque via les transfusions sanguines depuis plusieurs décennies en France et les autres pays industrialisés.

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