ACCUEIL | FLUX RSS
Lundi 23 Juillet 2018

SANTE - Publié le 23/04/2018 à 21:30


Tampons bios et coupes menstruelles n'empêchent pas le syndrome du choc toxique



Les tampons hygiéniques en coton bio sont souvent présentés comme étant plus sûrs que les classiques, mais ils ne sont en fait pas plus efficaces pour empêcher le syndrome du choc toxique, selon une étude publiée vendredi.

Les coupes menstruelles peuvent elles aussi augmenter le risque de choc toxique et les femmes les utilisant doivent les faire bouillir entre chaque utilisation, selon le journal de la Société américaine de microbiologie, "Applied and Environmental Microbiology".

Il est depuis longtemps conseillé aux femmes de changer de tampon régulièrement pour éviter un choc toxique, une affection rare et potentiellement mortelle due au staphylocoque doré.

Ces dernières années, de nouveaux produits ont fait leur apparition, comme des tampons en coton bio et des coupes menstruelles lavables.

Les chercheurs ont testé onze types de tampons et quatre coupes menstruelles en laboratoire pour étudier leur effet sur le développement du staphylocoque doré.

Ils ont placé les tampons et les coupes dans des sacs en plastique puis injecté du liquide et une trace de bactérie prélevée sur une patiente ayant subi un choc toxique en 2014, puis les ont fermés et laissés ainsi pendant huit heures.

Leur conclusion: le type de tampon ne fait pas de différence tandis que la quantité d'air entre les fibres semble augmenter le risque de croissance de la bactérie.

"Nos résultats ne soutiennent pas l'hypothèse qui suggère que les tampons composés exclusivement de coton bio pourraient être intrinsèquement plus sûrs que ceux faits d'un mélange de coton et de rayonne", a dit Gérard Lina, professeur de microbiologie à l'université Claude Bernard de Lyon, en France.

"Nous avons observé que l'espace entre les fibres qui contribue à l'apport d'air dans le vagin représente également le site majeur de croissance" du staphylocoque doré.

Les coupes menstruelles semblent elles permettre un développement encore plus accru de bactéries que les tampons, ce qui s'expliquerait là aussi par l'apport d'air supplémentaire qu'elles laissent passer.

Il existe au moins un cas recensé de femme ayant souffert du syndrome du choc toxique après avoir utilisé une coupe menstruelle.

"On avance depuis des années que si les tampons étaient faits de matériaux naturels, les chocs toxiques pourraient peut-être être évités. Cette nouvelle étude récemment publiée démontre clairement que ceci est faux", analyse Adi Davidov, responsable du département de gynécologie à l'hôpital universitaire américain de Staten Island, qui n'a pas participé à ces recherches.

L'odeur du café est-elle suffisante pour stimuler notre cerveau ?
Les futurs infirmiers en pratique avancée seront formés dès septembre
Une revue scientifique piégée par une fausse étude sur le cancer
Crèches: jusqu'à 3.100 euros de bonus annuel par place pour favoriser l'accueil des enfants pauvres
Protections intimes: des substances chimiques, mais sans risque selon l'Anses
Sida: trois porteurs du virus sur cinq ont maintenant accès aux traitements
Les parents protègent leurs enfants des dangers du soleil mieux qu'eux-mêmes
Le paracétamol, un médicament courant mais dangereux
Première radiographie couleur 3D d'un humain
Un petit lien établi entre nourriture solide et sommeil de bébé
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Maine-et-Loire: un maire interdit l'entrée de sa commune... aux moustiques
Chasse au crocodile sur les plages de l'île touristique de Phuket
Le chlordécone nuit à la fertilité des souris sur plusieurs générations
Au Mozambique, l'agriculture de conservation au secours de la forêt
Galileo s'étoffe et gagne des utilisateurs
 LES PLUS LUS 
A la recherche de l'origine des Incas, grâce à la génétique
Pologne: Première naissance en captivité d'un couscous, marsupial indonésien
Découverte d'un nouveau site de sacrifice rituel d'enfants au Pérou
Avec le réchauffement climatique, les légumes vont devenir plus rares
Voici Norman, l'intelligence artificielle psychopathe
Un château en Corrèze pour un peu plus de 11 euros et la bonne cause
Dans le sud du Maroc, les météorites suscitent les convoitises
Le musée des égouts de Paris fait peau neuve
Climat: moins de neige et la belette blanche devient une cible
Au Chili, un vent de liberté sexuelle fait exploser les cas de VIH
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2018 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.025 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.