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Jeudi 20 Juin 2019

SANTE - Publié le 16/08/2018 à 00:20


Le binge drinking peut augmenter le risque de maladies cardiovasculaires



Une étude américaine prévient les jeunes adultes qui s'adonnent aux beuveries express qu'ils augmentent ainsi leur risque de fort cholestérol et d'hypertension.

L'étude menée par des chercheurs de la Vanderbilt University School of Nursing visait à enquêter sur les effets du "binge drinking" sur la pression artérielle, le cholestérol et la glycémie chez des sujets de 18 à 45 ans.

Ils ont analysé des données émanant de 4.710 adultes qui avaient pris part à un vaste sondage national américain (National Health and Nutrition Examination Survey - NHANES).

Bien que les taux d'hyperalcoolisation soient plus importants dans ce groupe d'âge, les effets des beuveries répétées sur les facteurs de risques de maladies cardiovasculaires ne sont pas bien connus, on ignore aussi si ces effets sont différents chez les sujets masculins et féminins.

Les scientifiques ont classé les participants en deux catégories, ceux qui s'adonnaient de façon exceptionnelle aux beuveries (entre une et 12 fois par an) et les amateurs de "bitures express" qui s'adonnaient à cette pratique plus de 12 fois par an.

Après avoir pris en compte d'autres facteurs potentiels comme l'alimentation et le niveau d'activité physique, les chercheurs ont trouvé que 25,1% des sujets masculins étaient adeptes réguliers des beuveries comme 11,8% des participantes. Les beuveries plus occasionnelles, moins de 12 fois par an, concernaient 29% des participants et 25,1% des participantes au sondage national américain.

Les chercheurs ont noté qu'en comparaison avec les amateurs de beuveries occasionnelles, les gros buveurs masculins enregistraient une tension artérielle systolique plus forte, et plus de cholestérol, deux facteurs de risques qui contribuent aux maladies cardiovasculaires.

En revanche, les beuveries express n'avaient pas d'effet notable sur la tension ni sur le cholestérol des sujets féminins, mais elles contribuaient à une augmentation de leur glycémie en comparaison avec les buveuses occasionnelles.

La co-auteure de l'étude, Mariann Piano, a commenté ces résultats en notant que les jeunes adultes devaient être conscients des conséquences sur le long terme du "binge drinking" notamment parce que "le risque va bien au-delà des mauvais résultats scolaires et du risque plus élevé de blessures accidentelles." 

Ces nouvelles données ainsi que d'autres résultats d'études précédentes montrent que le développement de l'hypertension avant l'âge de 45 ans est associé à des risques bien plus importants de maladies cardiovasculaires plus tard dans la vie, et que les médecins devraient noter l'importance de la réduction de la consommation d'alcool de leurs patients pour prévenir les risques.

Mariann Piano a aussi tenu à préciser que le "binge drinking" enregistrait actuellement un taux record aux États-Unis.

Les résultats sont parus dans le Journal of the American Heart Association.

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