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Vendredi 22 Mars 2019

CIEL&ESPACE - Publié le 03/11/2018 à 15:00


Des nouvelles du superordinateur à bord de la Station spatiale internationale



En août 2017, une capsule SpaceX livrait un superordinateur à la Station spatiale internationale (ISS). Après plus d'un an de tests, Hewlett Packard Enterprise (HPE) a annoncé jeudi qu'elle ouvrait le système à des expériences scientifiques "au-dessus des nuages".

"Nous avons rempli l'ensemble de notre contrat original d'un an" avec la Nasa, a expliqué à l'AFP Mark Fernandez, l'un des responsables du projet Spaceborne Computer chez HPE. "C'est une réussite et nous pouvons l'ouvrir. La paperasse" pour autoriser ces nouvelles expériences, toujours sous supervision de la Nasa, "est très simple".

Un superordinateur est, de façon schématique, plusieurs ordinateurs fonctionnant ensemble. Celui de l'ISS contient 32 "cores" et est similaire à ce que HPE vend sur Terre aux entreprises, bien que le logiciel ait été adapté. Il est, selon Mark Fernandez, 30 à 100 fois plus rapide qu'un iPhone ou une tablette.

La Nasa et les chercheurs voulaient s'assurer qu'un superordinateur vendu dans le commerce pouvait fonctionner dans les rudes conditions spatiales: la micro-gravité, les radiations et les coupures de courant occasionnelles... Ce qui est désormais prouvé.

Le but est que les astronautes du futur puissent faire tourner leurs systèmes indépendamment de la Terre. Car la liaison avec le sol est lente et peu fiable.

Alors que le haut-débit sur Terre atteint plusieurs centaines de Mbit par seconde, la liaison entre l'ISS et la Terre peine autour de 1 ou 2 Mbit/s. Les pertes de signal sont fréquentes, de quelques secondes à une vingtaine de minutes selon les régions survolées par la station.

"C'est lent, intermittent et le délai de transmission est long", dit Mark Fernandez. Un peu comme avec les anciens modems.

Dans un futur voyage vers Mars, à des millions de km, les délais de transmission seront bien pires et atteindront jusqu'à 20 minutes dans chaque sens (l'ISS n'est qu'à 400 km de la Terre).

A l'avenir, un logiciel embarqué sur le superordinateur pourrait analyser directement à bord les images de haute résolution prises par les caméras, et se contenter d'envoyer vers la Terre un résumé, des alertes ou seulement les images les plus pertinentes, sélectionnées par une intelligence artificielle - par exemple des phénomènes météorologiques sur Terre, un tsunami, etc. Cela économiserait la précieuse bande passante.

"Le délai de transmission sera plus court pour télécharger les données", continue l'informaticien de HPE. "Je n'aurai plus de perte de signal. Ce sera beaucoup plus fiable".

Les scientifiques intéressés peuvent proposer leurs logiciels ou machines virtuelles à télécharger vers le superordinateur. Ils n'ont que quelques mois: le système sera démonté par les astronautes et renvoyé sur Terre en février ou mars.

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