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Jeudi 20 Juin 2019

SANTE - Publié le 08/01/2019 à 22:36


Qu'est ce qui nous motive à prendre des risques alors que notre chance de gagner est faible?


AFP

Une équipe de recherche de l'université de John Hopkins, dans le Maryland aux Etats-Unis, s'est intéressée au processus de prise de décision à risque, même lorsque la chance n'est pas de notre côté.

Nous avons tendance à prendre des décisions à haut risque, alors même que nos chances sont très faibles. Ces décisions sont typiques au casino : lors d'une partie de Poker, un individu dispose d'une mauvaise main, ses chances de gagner sont très faibles, mais la pile de jetons qui s'est accumulée au cours d'une récente série chanceuse l'incite tout de même à parier.

Publiée dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences, la présente étude, qui s'intéresse aux comportements des individus lors de prise de décisions risquées, révèle qu'un biais interne peut se développer ce qui pousse les individus à percevoir le risque différemment.

Pour parvenir à une telle conclusion, l'équipe de recherche a analysé les comportements des patients de l'unité de surveillance de l'épilepsie de la clinique de Cleveland pendant qu'ils jouaient aux cartes contre un ordinateur.

Le but du jeu était simple. L'ordinateur disposait de 5 valeurs différentes : 2,4,6,8 et 10. Deux cartes apparaissent, une face visible, l'autre cachée. Les participants devaient estimer si la valeur de leur carte était supérieure à celle de l'ordinateur.

Il est apparu que pour les cartes se trouvant aux extrémités, 2 et 4, et 8 et 10, les participants répondaient instinctivement. En revanche, lorsque les participants recevaient un 6, la prise de décision était plus lente. Finalement, leur décision dépendait de la manière dont ils s'étaient comportés lors des paris précédents.

Les patients avaient initialement subi une stéréoélectroencéphalographie, c'est-à-dire la mise en place d'électrodes intra-cérébrales, afin de localiser la source des crises d'épilepsie.

Les chercheurs de la présente étude se sont servis des données de ces électrodes pour expliquer les réactions du cerveau dans la prise de décision à plus ou moins haut risque.

Ils ont donc découvert que lorsque le cerveau droit a une activité à haute fréquence, et que l'individu en question doit faire face à une décision impliquant une prise de risque, ce dernier a tendance à prendre plus de risques. Si, en parallèle, le côté gauche a une activité à haute fréquence, cela empêche la prise de risque, ce qui crée un biais interne que les chercheurs ont nommé "push-pull".

Lorsque ce biais interne est activé, les individus se basent donc sur leurs prises de décisions précédentes pour prendre une nouvelle décision.

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