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Samedi 24 Août 2019

SANTE - Publié le 24/01/2019 à 17:31


Le cerveau distingue notre propre toucher de celui des autres


AFP

Une nouvelle étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) montre que le cerveau a tendance à réduire la perception sensorielle d'une zone de la peau lorsque nous la touchons nous-mêmes.

La capacité à distinguer notre propre toucher, de celui des autres est extrêmement importante. Il arrive que certaines personnes souffrant de troubles mentaux ne parviennent pas à déceler leurs propres actions.

Il est en effet très difficile, en général, de se chatouiller, pourtant certaines personnes atteintes de schizophrénie en sont capables, parce que le cerveau interprète différemment les perceptions sensorielles de leur corps.

Des scientifiques de l'Université de Linköping en Suède ont examiné l'activité de certaines zones du système nerveux de participants sains, lorsque ces derniers se touchaient eux-mêmes, et lorsque des personnes extérieures les touchaient.

Ils ont pour cela procédé à plusieurs expériences, et ont observé les réactions du cerveau via un IRMf.

L'une des expériences consistait pour les participants à se caresser les bras avec les mains, puis à recevoir cette même action, sur la même zone, par l'un des chercheurs.

"Nous avons constaté une différence très nette entre le fait d'être touché par quelqu'un d'autre et par nous-mêmes. Dans ce dernier cas, l'activité dans plusieurs parties du cerveau était réduite. Nous pouvons voir des preuves que cette différente apparaît dès la moelle épinière, avant que les perceptions ne soient traitées dans le cerveau", explique Rebecca Böhme, l'auteure principale de l'étude.

La peau contient des récepteurs sensoriels qui réagissent au toucher, à la pression, à la chaleur et au froid. Les informations sur le toucher sont transmises de la peau vers moelle épinière et le cerveau, où la perception est traitée en plusieurs étapes dans différentes régions du cerveau.

Ces résultats sont compatibles avec d'autres études qui suggèrent que le cerveau a tendance à prédire les conséquences sensorielles de chaque action. Cela signifie qu'il n'attache pas autant d'importance aux perceptions sensorielles causées par notre propre corps, car les informations qui en découlent sont attendues.

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