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Samedi 24 Août 2019

RECHERCHE - Publié le 28/01/2019 à 13:27


La consommation d'une portion de fritures par jour réduirait l'espérance de vie chez les femmes ménopausées



Une équipe de chercheurs de l'Université de l'Iowa et de la faculté de médecine de l'Université de Washington a étudié l'alimentation de 106.966 femmes âgées de 50 à 79 ans lors de leur inclusion dans la cohorte "Women's Health Initiative" (WHI) entre 1993 et 1998. Elles ont été suivies jusqu'en 2017.

Pour vérifier le rapport entre la consommation d'aliments frits et la mortalité (toutes causes confondues), plus particulièrement la survenue de maladies cardiovasculaires et de cancer mortels, les chercheurs ont examiné la consommation de divers aliments frits (poulet, poisson, fruits de mer frits, sandwichs au poisson pané, frites, tortillas et tacos).

Les résultats publiés dans la revue The BMJ, montrent qu'après la prise en compte d'autres facteurs d'influence potentiels, comme le mode de vie et la qualité globale de l'alimentation, la consommation régulière de fritures était associée à un risque de mortalité plus élevé, en particulier causée par des problèmes cardiaques. Celles qui en ont consommé une ou plusieurs portion(s) chaque jour témoignent d'un risque accru de 8% par rapport aux autres femmes.

Un lien encore plus étroit a été établi entre la consommation régulière de poulet/poisson/fruits de mer frits et le risque cardiovasculaire mortel, en particulier chez les femmes âgées de 50 à 65 ans. Pour une consommation d'une ou plusieurs portions de poulet frit chaque jour, le risque de mortalité toutes causes confondues augmente de 13% par rapport à celles qui n'ont pas consommé d'aliments frits et le risque de mortalité cardiovasculaire s'élève de 12%.

Pour une consommation journalière d'une ou plusieurs portions de poisson/fruits de mer frits, le risque de mortalité toutes causes confondues augmente de 7% et celui mortalité cardiovasculaire augmente de 13% par rapport à celles qui n'en consomment pas.

Les chercheurs n'ont pas constaté de lien avec les morts liées au cancer.

L'équipe de chercheurs rappelle que l'étude étant observationnelle, ses résultats ne démontrent pas un lien de cause à effet. De plus, seules des femmes américaines ont été étudiées et le constat ne s'applique pas forcément aux autres populations.

Les scientifiques ajoutent toutefois : "Nous avons identifié un facteur de risque de mortalité cardiovasculaire modifiable via les habitudes quotidiennes. Réduire la consommation de ces aliments, notamment le poulet, le poisson et les fruits de mer frits, peut avoir une conséquence clinique importante en matière de santé publique".

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