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Mercredi 24 Juillet 2019

SANTE - Publié le 24/03/2019 à 13:55


Un régime alimentaire pauvre en calories aide à réguler le système immunitaire


AFP

Si la littérature scientifique a déjà prouvé qu'un régime sain allonge l'espérance de vie, le lien avec la régulation du système immunitaire reste peu exploré.

Dans cette nouvelle étude publiée dans le journal Cell Metabolism, les médecins établissent un lien entre un apport modéré en calories et la régulation du système immunitaire. "La régulation du système immunitaire est un aspect important dans la restriction de calories", souligne Keith Blackwell, médecin et professeur en génétique au Joslin Diabetes Center (Boston, Etats-Unis) et auteur principal de l'étude.

Au cours de ses recherches, l'équipe de Keith Backwell a découvert que diminuer son apport en calories fait baisser les niveaux d'immunité naturelle via l'action d'une protéine régulatrice appelée p38. Pour parvenir à ces conclusions, les scientifiques ont observé des petits vers au microscope et analysé les niveaux de protéines et les actions des voies génétiques pendant les périodes de restriction calorique.

L'immunité naturelle (ou immunité innée) sert à se défendre contre les agents infectieux et autres corps étrangers qui tentent de s'introduire dans notre organisme. Si elle se révèle essentielle pour se maintenir en bonne santé, un système immunitaire hyperactif peut toutefois entraîner l'apparition d'inflammations. 

L'expérience a montré qu'un régime alimentaire pauvre en calories n'a eu aucun impact sur l'immunité innée quand la protéine p38 était inactive. Une fois activée, la protéine a en revanche permis de maintenir la réponse immunitaire naturelle à un niveau optimal. "Le fait que cette réponse immunorégulatrice ait été activée par des nutriments, plutôt que par des bactéries, est surprenant. Cela s'ajoute à un nombre croissant de preuves liant le métabolisme au système immunitaire", note le Dr Blackwell.

Des pistes de traitement pour maintenir les personnes âgées en bonne santé 

Les scientifiques ont par ailleurs découvert qu'un autre gène associé à la longévité permettait d'induire une restriction alimentaire naturelle chez les vers, entraînant une baisse de la réponse immunitaire innée.

Les gènes qui interviennent dans les phénomènes décrits dans cette étude sont également présents chez l'humain, ce qui ouvre la possibilité d'applications médicales, aussi bien pour optimiser le système immunitaire que pour aider à contrôler l'appétit.

"Le but ultime est de pouvoir allonger l'espérance de vie d'une personne. Pas pour faire vivre les gens jusqu'à 120 ou 130 ans, mais pour les maintenir en bonne santé le plus longtemps possible", précise le Docteur Blackwell.

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