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Mercredi 19 Juin 2019

RECHERCHE - Publié le 26/03/2019 à 17:55


Les équipements de gymnase contiennent des substances cancérogènes


AFP

Des chercheuses américaines publient un guide de bonnes pratiques à l'attention des gymnases afin de les inciter à remplacer les équipements qui contiennent des substances chimiques cancérogènes. Cosmétiques, aliments, accessoires en plastique...

De plus en plus d'études dénoncent la présence de substances chimiques potentiellement dangereuses qui se cachent dans les produits de notre quotidien. Parmi elles, des composés dits "retardateurs de flamme", additifs chimiques introduits dans des objets pour limiter les risques d'incendie.

Les retardateurs de flamme s'infiltrent dans l'air et la poussière et peuvent être inhalés, ingérés ou absorbés par la peau. Potentiellement cancérogènes, on les retrouve dans de nombreux équipements de gymnases, comme les poutres, les cubes en mousse ou les tapis, alerte cette nouvelle étude parue dans le journal Environment International.

"Les gymnastes sont particulièrement à risque parce qu'une grande partie de leur entraînement se déroule pendant l'enfance et l'adolescence, lorsque leur corps se développe et est vulnérable aux expositions chimiques", explique Courtney Carignan, épidémiologiste à la Michigan State University (Etats-Unis), ancienne gymnaste et auteure principale de l'étude.

Dans ces recherches, Courtney Carignan s'est associée à un gymnase américain situé dans le Massachusetts. Son équipe a prélevé des échantillons d'essuie-mains sur 10 gymnastes avant et après une séance d'entraînement de deux heures, puis les a testés sur plus d'une douzaine de produits chimiques ininflammables différents.

Se laver les mains avant et après chaque entraînement

Le gymnase a ensuite remplacé ses équipements par des dispositifs dénués de retardateurs de flamme. Les scientifiques ont prélevé une autre série d'échantillons d'essuie-mains des gymnastes et les ont analysés, à la recherche de retardateurs de flamme. Ces nouvelles analyses ont montré une nette diminution (5,4 fois moins) des niveaux de retardateurs de flamme comparés à ceux identifiés à l'issue du premier prélèvement. 

"Compte tenu des risques pour la santé et du fait que ces produits chimiques ne sont pas nécessaires, nous ne devrions pas exposer les jeunes gymnastes à ces substances nocives, surtout lorsqu'il existe des alternatives plus sûres", alerte Robin Dodson, co-auteure de l'étude et spécialiste de l'exposition environnementale à l'Institut Silent Spring.

Courtney Carignan et ses collègues ont créé un document d'orientation pour aider les gymnases à faire l'acquisition d'équipements dénués de retardateurs de flamme. Les gymnases peuvent également limiter l'exposition en incitant les athlètes et les entraîneurs à se laver les mains à l'eau et au savon après chaque entraînement et avant de manger.

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