ACCUEIL | FLUX RSS
Lundi 16 Décembre 2019

RECHERCHE - Publié le 26/03/2019 à 17:55


Les équipements de gymnase contiennent des substances cancérogènes


AFP

Des chercheuses américaines publient un guide de bonnes pratiques à l'attention des gymnases afin de les inciter à remplacer les équipements qui contiennent des substances chimiques cancérogènes. Cosmétiques, aliments, accessoires en plastique...

De plus en plus d'études dénoncent la présence de substances chimiques potentiellement dangereuses qui se cachent dans les produits de notre quotidien. Parmi elles, des composés dits "retardateurs de flamme", additifs chimiques introduits dans des objets pour limiter les risques d'incendie.

Les retardateurs de flamme s'infiltrent dans l'air et la poussière et peuvent être inhalés, ingérés ou absorbés par la peau. Potentiellement cancérogènes, on les retrouve dans de nombreux équipements de gymnases, comme les poutres, les cubes en mousse ou les tapis, alerte cette nouvelle étude parue dans le journal Environment International.

"Les gymnastes sont particulièrement à risque parce qu'une grande partie de leur entraînement se déroule pendant l'enfance et l'adolescence, lorsque leur corps se développe et est vulnérable aux expositions chimiques", explique Courtney Carignan, épidémiologiste à la Michigan State University (Etats-Unis), ancienne gymnaste et auteure principale de l'étude.

Dans ces recherches, Courtney Carignan s'est associée à un gymnase américain situé dans le Massachusetts. Son équipe a prélevé des échantillons d'essuie-mains sur 10 gymnastes avant et après une séance d'entraînement de deux heures, puis les a testés sur plus d'une douzaine de produits chimiques ininflammables différents.

Se laver les mains avant et après chaque entraînement

Le gymnase a ensuite remplacé ses équipements par des dispositifs dénués de retardateurs de flamme. Les scientifiques ont prélevé une autre série d'échantillons d'essuie-mains des gymnastes et les ont analysés, à la recherche de retardateurs de flamme. Ces nouvelles analyses ont montré une nette diminution (5,4 fois moins) des niveaux de retardateurs de flamme comparés à ceux identifiés à l'issue du premier prélèvement. 

"Compte tenu des risques pour la santé et du fait que ces produits chimiques ne sont pas nécessaires, nous ne devrions pas exposer les jeunes gymnastes à ces substances nocives, surtout lorsqu'il existe des alternatives plus sûres", alerte Robin Dodson, co-auteure de l'étude et spécialiste de l'exposition environnementale à l'Institut Silent Spring.

Courtney Carignan et ses collègues ont créé un document d'orientation pour aider les gymnases à faire l'acquisition d'équipements dénués de retardateurs de flamme. Les gymnases peuvent également limiter l'exposition en incitant les athlètes et les entraîneurs à se laver les mains à l'eau et au savon après chaque entraînement et avant de manger.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Comment la recherche nobélisée prolonge la vie de malades du cancer
Le recours au cannabis serait peu efficace pour réduire la consommation d'opioïdes chez les patients dépendants
Des chercheurs ont appris à des rats à conduire des mini-voitures
Le stress prénatal chez les futures mères pourrait nuire au développement cérébral de l'enfant à naître
La pratique régulière du sport pourrait améliorer la santé cardiovasculaire à n'importe quel âge
L'infertilité masculine et le cancer de la prostate pourraient avoir des causes communes selon une étude
Des chercheurs ont appris à des rats à jouer à cache-cache
L'anémie en début de grossesse pourrait augmenter le risque d'autisme chez l'enfant
Des chercheurs présentent une méthode pour détecter "plus efficacement" la maladie d'Alzheimer
Dormir trop ou trop peu nuirait à la santé cardiaque
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Les chiens savent catégoriser les mots, même prononcés par des inconnus
Le Soleil vu de plus près: une cascade de surprises
Des fossiles révèlent comment nos oreilles sont nées
Une nouvelle espèce de dinosaure, herbivore et court sur pattes, découverte en Equateur
Les orques ménopausées dopent la survie de leurs petits-enfants
 LES PLUS LUS 
Les premiers bus à hydrogène entrent en service en France
Découverte d’une nouvelle espèce d’anguille électrique à haute tension
Cuir de poisson: quand de jeunes chimistes marient luxe et écologie
L’un des plus gros animaux volants de l’histoire identifié au Canada
La Russie n’utilisera plus son robot Fedor pour des missions dans l’espace
L'or ou l'eau: le dilemne que combattent les indigènes en Equateur
La prise d'une décision dépend de notre degré d'incertitude, affirment des scientifiques américains
Ablation de l'utérus : les femmes seraient plus sujettes à la dépression ou à l'anxiété après l'intervention
L'antique tombe de la Dame de Vix, princesse celtique, ressurgit de la terre
Des compléments alimentaires aideraient à réduire certaines maladies mentales
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.066 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.