ACCUEIL | FLUX RSS
Mardi 7 Juillet 2020

SANTE - Publié le 02/04/2019 à 20:48


Cancer : des scientifiques ont peut-être trouvé une alternative à la biopsie


AFP

Des médecins et des ingénieurs de l'université du Michigan aux Etats-Unis ont mis au point un dispositif portable permettant de détecter le cancer en capturant et en analysant les cellules présentes dans le sang.

A ce jour, la biopsie reste la méthode la plus précise pour diagnostiquer un cancer. Mais comme le souligne le Dr Daniel Hayes, auteur principal de cette nouvelle étude parue dans la revue Nature Communications, "personne n'a envie de faire une biopsie". 

La biopsie consiste à prélever un échantillon de tissu pour un examen au microscope. Le plus souvent, ces examens sont réalisés à partir d'une aiguille, par endoscopie ou par chirurgie (incisions). Des procédés parfois lourds et souvent inconfortables pour les patients.

Dans ces nouvelles recherches, le Dr Hayes et son équipe ont exploré une méthode moins invasive en étudiant les cellules de la circulation sanguine. Les tumeurs cancéreuses libèrent des cellules dans le sang -plus de 1.000 en seulement une minute- ce qui signifie qu'il est possible de détecter la présence d'un cancer en prélevant un échantillon de sang et en l'analysant. Cette technique s'avère toutefois insuffisante, puisque certaines prises de sang ne présentent pas de cellules cancéreuses, y compris chez les patients qui se situent à un stade avancé de la maladie. 

Mieux comprendre le cancer

Les scientifiques ont mis au point un appareil portable capable de "filtrer" le sang afin d'y repérer les cellules cancéreuses. La capture des cellules en continu effectuée directement à partir de la veine du patient permettrait donc de dépister des volumes de cellules cancéreuses beaucoup plus importants. 

"C'est la différence entre avoir une caméra de sécurité qui prend une porte en photo toutes les cinq minutes ou une vidéo. Si un intrus s'infiltre dans le bâtiment entre deux clichés, vous ne le saurez pas", décrit Sunitha Nagrath, professeure agrégée de génie chimique à l'université du Michigan, qui a supervisé le projet. 

Pour l'instant uniquement testé chez le chien de compagnie, le dispositif a réussi à piéger 3,5 fois plus de cellules cancéreuses par millilitre de sang qu'avec un simple prélèvement sanguin. Le Dr Hayes espère pouvoir procéder à des essais cliniques sur l'humain d'ici trois à cinq ans.

En plus de représenter une alternative à la biopsie, le médecin explique que l'utilisation de cet appareil pourrait fournir une information plus précise sur les cellules cancéreuses qui fabriquent les molécules et qui servent de cibles à de nouveaux traitements anticancéreux.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Des neuroscientifiques expliquent d'où vient le sentiment de solitude
Endométriose : des conséquences importantes sur la vie sociale et professionnelle des patientes
Augmenter sa consommation de vitamine K pour vivre plus longtemps ?
Avoir des personnes à charge aurait un impact sur la santé et la productivité au travail
Confinement: un quart des fumeurs a augmenté sa consommation de tabac
Le manque de sommeil pourrait augmenter la fréquence des crises d'asthme chez les jeunes adultes
Les Français ont mieux vécu le confinement grâce à... leur chien
Enfant autiste : un animal domestique peut alléger le stress familial
Les masques grand public, mode d'emploi
Complications inflammatoires, neurologiques, cardio: les mauvaises surprises de Covid-19
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Un virus de grippe porcine découvert comme propice à une prochaine pandémie
Le siège de la Nasa prend le nom de Mary Jackson, première ingénieure afro-américaine
Miction impossible? La Nasa lance un appel à idées pour des toilettes lunaires
Norvège: premiers coups de pelle pour excaver un bateau viking
Don du corps à la science: leur utilisation pour des crash tests
 LES PLUS LUS 
L'eau sur Mars s'est volatilisée il y a 3,5 milliards d'années
Un accélérateur de particules pour révéler les secrets de papyrus vieux de 2.000 ans
Un exosquelette connecté au cerveau permet à un patient tétraplégique de marcher
Égypte: découverte de momies d’animaux et de statuettes à Saqqarah
Le stress prénatal chez les futures mères pourrait nuire au développement cérébral de l'enfant à naître
Les prochains astronautes sur la Lune sautilleront moins
L'homéopathie ne sera plus remboursée par la Sécu en 2021
Le poisson-clown n’a pas la capacité génétique de s’adapter
Le Nobel de médecine couronne la recherche sur l'adaptation du corps au manque d'oxygène
La pratique régulière du sport pourrait améliorer la santé cardiovasculaire à n'importe quel âge
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2020 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.068 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.