ACCUEIL | FLUX RSS
Mardi 7 Juillet 2020

SANTE - Publié le 17/04/2019 à 12:07


Pour sa santé et la vôtre, évitez de laisser sortir votre chat


AFP

Un bon conseil: gardez vos chats à l'intérieur. Ceux qui s'aventurent à l'extérieur ont près de trois fois plus de risques d'être contaminés par divers parasites que ceux qui restent tranquillement à la maison, révèle une étude publiée mercredi.

"C'est la première fois que l'on quantifie le risque lié au fait que le chat domestique sorte de chez lui", déclare à l'AFP Kayleigh Chalkowski de l'Université d'Auburn en Alabama (Etats-Unis) principale auteure de l'étude parue dans Biology Letters (Royal Society).

La jeune biologiste et d'autres chercheurs de l'Université d'Auburn en Alabama (Etats-Unis) ont réalisé une "méta-analyse" sur ce sujet en combinant les résultats de 21 études sur diverses infections du chat domestique (Felis catus) dans 16 pays du monde.

Dix-neuf pathogènes (parasites, virus, bactéries...) ont été analysés, dont plusieurs sont susceptibles de se transmettre à l'homme comme Toxoplasma gondii, l'agent de la toxoplasmose, ou Toxocara cati, un ver intestinal.

"Nous avons trouvé que les chats autorisés à sortir sont 2,77 fois plus susceptibles d'être infectés par des parasites que ceux qui restent à l'intérieur", indique Kayleigh Chalkowski.

L'équipe a également regardé si cet effet "outdoor" changeait selon la latitude des zones géographiques où vivent les chats étudiés (Canada, Espagne, Allemagne, Suisse, Brésil, Estonie, Roumanie, Chypre...).

Et là, surprise. "Nous pensions que les chats dans les zones tropicales seraient davantage concernés par le facteur de risque que représente l'accès à l'extérieur car il y davantage de vie sauvage et de parasites".

Mais c'est le contraire: les chats qui vivent sous des latitudes plus élevées - plus au nord dans notre hémisphère - ont davantage de risques d'être contaminés par des pathogènes lors de sorties extérieures que ceux qui vivent sous les tropiques, souligne Kayleigh Chalkowski.

Conclusion : "quel que soit l'endroit du monde où l'on vit, garder son chat à l'intérieur est un bon moyen de le tenir éloigné des maladies infectieuses", souligne la chercheuse, ajoutant que nombre de pathogènes transportés par ce félin peuvent se transmettre à l'homme.

Les animaux sauvages eux aussi seraient gagnants car le chat domestique peut leur transmettre des maladies (et vice versa).

Il y a environ 500 millions de chats domestiques dans le monde dont 90 millions aux Etats-Unis et 13 millions en France.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Des neuroscientifiques expliquent d'où vient le sentiment de solitude
Endométriose : des conséquences importantes sur la vie sociale et professionnelle des patientes
Augmenter sa consommation de vitamine K pour vivre plus longtemps ?
Avoir des personnes à charge aurait un impact sur la santé et la productivité au travail
Confinement: un quart des fumeurs a augmenté sa consommation de tabac
Le manque de sommeil pourrait augmenter la fréquence des crises d'asthme chez les jeunes adultes
Les Français ont mieux vécu le confinement grâce à... leur chien
Enfant autiste : un animal domestique peut alléger le stress familial
Les masques grand public, mode d'emploi
Complications inflammatoires, neurologiques, cardio: les mauvaises surprises de Covid-19
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Un virus de grippe porcine découvert comme propice à une prochaine pandémie
Le siège de la Nasa prend le nom de Mary Jackson, première ingénieure afro-américaine
Miction impossible? La Nasa lance un appel à idées pour des toilettes lunaires
Norvège: premiers coups de pelle pour excaver un bateau viking
Don du corps à la science: leur utilisation pour des crash tests
 LES PLUS LUS 
L'eau sur Mars s'est volatilisée il y a 3,5 milliards d'années
Un accélérateur de particules pour révéler les secrets de papyrus vieux de 2.000 ans
Un exosquelette connecté au cerveau permet à un patient tétraplégique de marcher
Égypte: découverte de momies d’animaux et de statuettes à Saqqarah
Le stress prénatal chez les futures mères pourrait nuire au développement cérébral de l'enfant à naître
Les prochains astronautes sur la Lune sautilleront moins
L'homéopathie ne sera plus remboursée par la Sécu en 2021
Le poisson-clown n’a pas la capacité génétique de s’adapter
Le Nobel de médecine couronne la recherche sur l'adaptation du corps au manque d'oxygène
La pratique régulière du sport pourrait améliorer la santé cardiovasculaire à n'importe quel âge
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2020 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.077 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.