ACCUEIL | FLUX RSS
Samedi 24 Août 2019

SANTE - Publié le 22/04/2019 à 14:06


Quels sont les facteurs qui dictent nos principes moraux ?


AFP

Chaque individu possède un sens moral plus ou moins développé. Mais pourquoi certaines personnes se montrent plus à cheval sur l'éthique que d'autres ? Des chercheurs néerlandais et américains se sont penchés sur la question. 

Selon cette nouvelle étude parue dans la revue Nature Communications et menée par des chercheurs de l'université de Radboud (Pays-Bas) et de Dartmouth (Etats-Unis), certaines personnes peuvent déroger à leurs principes moraux en fonction des circonstances.

"Alors que la plupart des gens ont tendance à se préoccuper des autres, certains peuvent faire preuve 'd'opportunisme moral', c'est-à-dire qu'ils veulent donner l'impression d'être justes mais agissent en réalité dans leur propre intérêt", analyse Jeroen van Baar, ancien chercheur à l'Université Radboud et co-auteur de l'étude.

"Dans de nouveaux contextes, comme en temps de guerre, nous pourrions constater que les règles morales que nous avons toujours pensé suivre sont en fait très malléables", ajoute Luke J. Chang, deuxième co-auteur de l'étude et directeur du Computational Social Affective Neuroscience Laboratory (Cosan Lab) de l'université de Dartmouth.

Pour examiner la prise de décision morale dans le contexte de la réciprocité, c'est-à-dire une interaction sociale basée sur le principe de donner et de recevoir, les chercheurs ont conçu un test appelé "jeu de la confiance du multiplicateur caché". 

L'opportunisme moral modifie notre sens de l'éthique

A partir de cette méthode, les auteurs de l'étude ont analysé la prise de décision des participants selon trois catégories de principes moraux : l'aversion pour l'iniquité (où les gens font preuve de réciprocité parce qu'ils veulent obtenir des résultats équitables), l'aversion à la culpabilité (faire une bonne action par sentiment de culpabilité) et l'opportunisme moral.

Chez les personnes agissant selon les stratégies d'aversion pour l'iniquité ou de culpabilité, les schémas cérébraux se sont avérés identiques, contrairement à celles qui ont agi par opportunisme moral. 

"Nos résultats démontrent que certaines personnes sont beaucoup plus souples et appliquent des principes moraux qui diffèrent selon la situation", explique Chang. "Cela peut expliquer pourquoi les gens que nous aimons et respectons font parfois des choses que nous trouvons moralement répréhensibles", conclut-t-il.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Une multi-pilule réduirait le risque d'accidents cardiovasculaires
Une étude relie un excès de temps passé devant l'écran à un risque de surpoids chez les enfants
L'âge de la puberté, un indicateur de la future densité osseuse ?
Une étude montre que la combinaison cannabis-opiacés est associée à des taux élevés d'anxiété
Mort subite du nourrisson: des médecins strasbourgeois travaillent à un dépistage de bébés à risque
Respirer un air pollué serait aussi nocif pour les poumons que fumer un paquet de cigarettes par jour
Trop de café pourrait favoriser l'apparition des migraines
Stopper le tabac et surveiller son cholestérol réduirait les risques de démence
Un traitement antibactérien déjà disponible sur le marché pourrait aider à lutter contre le virus Ebola
Ils réussissent à imprimer des parties fonctionnelles du coeur
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
De nouvelles photos de l'astéroïde Ryugu nous aident à comprendre la formation des planètes
Floride: un mal mystérieux fait tituber lynx et panthères
La Russie lance avec succès un robot humanoïde dans l’espace
Pour se ressourcer, des chercheurs préconisent des pauses sans téléphone
Microplastiques dans l'eau potable : risques encore faibles pour la santé
 LES PLUS LUS 
Planète: la seule issue se trouve sous terre, selon certains experts
Une nouvelle espèce humaine découverte aux Philippines
Google ouvre son premier laboratoire d'intelligence artificielle en Afrique
Comment nettoyer l'espace des vieux satellites et débris spatiaux
A Cuba, les abeilles butinent heureuses et leur miel ravit l'Europe
La Lune dans cinq ans ? La NASA entretient le mystère
Les rideaux d'hôpitaux sont des nids à bactéries
L'activité physique pourrait aider à guérir d'une lésion de la moelle épinière
Un régime riche en viande accroît le risque de mortalité
Infarctus ne rime pas nécessairement avec arrêt maladie prolongé
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.166 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.