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Samedi 24 Août 2019

SANTE - Publié le 02/05/2019 à 00:39


Des scientifiques développent un test sanguin pour détecter le syndrome de fatigue chronique


AFP

Des scientifiques américains de l'université de Stanford mettent actuellement au point un test sanguin qui permettrait aux médecins d'établir un diagnostic du syndrome de fatigue chronique, grâce à l'utilisation d'un biomarqueur.

Le syndrome de fatigue chronique (SFC) se traduit par une grande sensation de fatigue, mais aussi par des maux de tête, des difficultés à se concentrer ou à dormir et des douleurs au niveau des articulations. Bien que les symptômes soient connus, cette maladie reste encore difficile à identifier.

"Lorsque des personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique demandent l'aide d'un médecin, elles peuvent subir une série de tests qui permettent de vérifier la fonction hépatique, rénale et cardiaque, ainsi que le nombre de cellules sanguines et immunitaires. Tous ces différents tests devraient normalement guider le médecin vers une maladie ou une autre, mais pour les patients atteints du syndrome de fatigue chronique, les résultats sont tous normaux", explique Ron Davis, professeur de biochimie et de génétique à l'université de Stanford et co-auteur de cette nouvelle étude.

Publiées dans la revue scientifique américaine PNAS, les recherches ont porté sur un petit échantillon de 40 personnes, dont la moitié était atteinte de SFC. Les chercheurs ont prélevé et analysé des échantillons de sang sur des volontaires à l'aide d'un test nanoélectronique, un outil doté de milliers d'électrodes conçu pour contenir des échantillons de sang simplifiés composés de cellules immunitaires et de plasma.

Un plus grand stress chez les patients de SFC

Les scientifiques ont ensuite provoqué un stress cellulaire en ajoutant du sodium (sel) dans les échantillons, puis ont comparé les réponses du groupe expérimental avec celles du groupe témoin. Les résultats indiquent que tous les échantillons de sang des patients atteints de SFC ont généré une "pointe de courant électrique importante", tandis que ceux des volontaires sans SFC sont restés "relativement stables". 

Dans ce cas précis, un changement de l'activité électrique indique un changement au niveau cellulaire. Or, une grande activité des cellules peut traduire une difficulté de l'organisme à se défendre correctement contre le stress. "Nous ne savons pas exactement pourquoi les cellules et le plasma agissent de cette façon, ni même ce qu'ils font. Mais nous voyons clairement une différence dans la façon dont les cellules immunitaires saines et celles des patients qui ont le syndrome de fatigue chronique traitent le stress", précise le Pr Davis.

La prochaine étape consistera à expérimenter cette méthode sur une plus grande cohorte de patients. Les auteurs de ces travaux espèrent également mettre leur test en application pour développer des traitements potentiels en vue d'améliorer la prise en charge médicale des personnes qui souffrent de SFC.

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