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Mardi 19 Novembre 2019

TECHNOLOGIES - Publié le 02/05/2019 à 00:44


D'ici 50 ans, il pourrait y avoir plus de profils de personnes décédées que vivantes sur Facebook


AFP

Lorsqu'une personne décède, elle continue d'exister sur Facebook. Car sans mot de passe, difficile de supprimer le compte. De nombreux profils sont donc laissés à l'abandon mais toujours actifs, tandis que certaines personnes décident de transformer les pages en mémoriaux numériques.

Selon des chercheurs de l'Oxford Institute Internet (OII) de l'université d'Oxford (Angleterre), le nombre de personnes décédées sur Facebook pourrait surpasser le nombre de personnes vivantes d'ici 50 ans au plus tôt. Publiée en ligne par Big Data & Society, l'étude prévoit que sur la base des niveaux d'utilisateurs de 2018, au moins 1,4 milliard de membres mourront avant 2100.

Dans ce scénario, il y aurait plus de morts présents sur Facebook que de vivants d'ici 2070. En revanche, si la croissance actuelle de Facebook est maintenue (environ 13% par an à l'échelle mondiale), le nombre d'utilisateurs décédés pourrait atteindre 4,9 milliards avant la fin du siècle.

Les situations décrites dans cette étude sont basées sur les données des Nations Unies relatives au taux de mortalité de la population mondiale, répartie par pays et par tranche d'âge. "Les résultats ne doivent pas être interprétés comme une prédiction, mais comme une observation de l'évolution actuelle et une opportunité de façonner l'avenir vers lequel nous nous dirigeons", explique Carl Öhman, doctorant à l'Oxford Internet Institute et co-auteur de l'étude.

Garder la main sur notre patrimoine numérique

Si ces deux scénarios paraissent un peu extrêmes, ils suggèrent néanmoins une réalité qui pourrait se situer quelque part entre les deux. "Ces statistiques soulèvent de nouvelles questions complexes : qui a le droit d'accéder à toutes ces données et comment les gérer au mieux dans l'intérêt des familles et des amis des défunts ?", souligne Carl Öhman. 

"Il est important que nous veillions à ce que l'accès à ces données historiques ne soit pas limité à une seule entreprise à but lucratif. Il est également important de veiller à ce que les générations futures puissent utiliser notre patrimoine numérique pour comprendre leur propre histoire", ajoute David Watson, également doctorant à l'OII et deuxième auteur de l'étude.

Au-delà du problème d'accès et de partage de nos données numériques, se pose celui de la santé mentale des proches dont la personne décédée continue "de vivre" sur les réseaux sociaux. Recevoir des notifications sur Facebook en provenance du profil d'un être cher qui n'est plus de ce monde peut s'avérer éprouvant pour la personne en deuil. 

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