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Samedi 30 Mai 2020

SANTE - Publié le 13/05/2019 à 23:36


Un sommeil de bonne qualité et un moral d'acier préservent la mémoire à court terme


AFP

Une équipe de psychologues de l'université de Californie a étudié la mémoire d'hommes et de femmes âgés de 21 à 77 ans afin d'observer l'impact de l'humeur, de l'âge et du sommeil sur le fonctionnement de la mémoire à court terme.

Essentielle pour l'apprentissage, la compréhension et l'analyse, la mémoire à court terme (ou mémoire de travail) est fortement liée à l'âge, mais également à la qualité du sommeil et de l'humeur, affirme cette nouvelle étude publiée dans Journal of the International Neuropsychological Society. 

Les chercheurs sont les premiers à isoler statistiquement les effets de ces trois facteurs sur la quantité et la qualité de la mémoire de travail. "Les trois facteurs sont interreliés. Par exemple, les personnes âgées sont plus susceptibles d'être de mauvaise humeur que les jeunes adultes. Une mauvaise qualité de sommeil est aussi souvent associée à une humeur dépressive", explique Weiwei Zhang, professeure assistante en psychologie et autrice correspondante de l'étude.

Bien que ces trois facteurs contribuent à une altération de la mémoire, ils semblent se comporter de différentes façons et peuvent résulter de mécanismes potentiellement indépendants dans le cerveau, dévoile l'étude. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont effectué deux recherches distinctes.

La première a été menée sur un échantillon de 110 étudiants à l'université, afin de mesurer la qualité de leur sommeil et de leur humeur ainsi que leur relation indépendante avec les mesures expérimentales de la mémoire de travail. La seconde étude a porté sur 31 membres d'une communauté dont l'âge variait de 21 à 77 ans. Dans cette étude, les chercheurs ont étudié l'impact de l'âge sur la mémoire de travail.

Des mécanismes indépendants selon les facteurs

Dans les deux études, la mémoire a été évaluée à l'aide d'une tâche de rappel à court terme, afin d'étudier la quantité et la précision des informations retenues. Les données sur la qualité du sommeil et l'humeur des participants ont été obtenues par auto-déclaration à l'aide de questionnaires.

Le premier échantillon a révélé qu'un sommeil de mauvaise qualité et un moral en berne pouvaient prédire une tendance à retenir une quantité réduite d'informations, mais sans impacter la précision des souvenirs. La seconde étude, elle, a démontré que l'âge était associé à une précision réduite des informations enregistrées. 

"Ensemble, ces résultats démontrent les effets dissociables de trois facteurs liés à la santé (sommeil, humeur et âge) sur la mémoire à court terme et soulignent l'importance d'évaluer différents aspects de cette mémoire dans les futures recherches neuropsychologiques", concluent les chercheurs, selon qui ces découvertes pourraient mener à des interventions et des traitements futurs pour contrer les effets négatifs de ces facteurs sur la mémoire de travail.

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