ACCUEIL | FLUX RSS
Vendredi 6 Décembre 2019

SEXO - Publié le 13/05/2019 à 23:44


Opérations du pénis : le jeu n'en vaut pas la chandelle


AFP

Pompes, extenseurs, injections de graisse, chirurgie... Les techniques destinées à accroître la taille du sexe masculin sont généralement peu efficaces et entraînent de nombreuses complications, avertissent des chercheurs qui ont passé au peigne fin 17 études sur ce sujet.

Toutes ces techniques promettent quelques centimètres de plus aux messieurs complexés par la taille de leur pénis. Mais elles reposent sur «un niveau de preuve faible et de mauvaise qualité» et un «suivi psychologique» devrait toujours leur être préféré dans un premier temps, conclut l'article, publié en ligne par Sexual Medicine Reviews, la revue de l'International Society for Sexual Medicine.

«En plus des risques physiques, beaucoup d'hommes dépensent d'importantes sommes d'argent ce qui, en cas de résultat décevant peut accroître de façon significative leur sentiment de honte et leurs problèmes psychologiques, alors qu'ils n'avaient aucun problème physique au départ», souligne Gordon Muir, urologue au King's College Hospital et coordonnateur de l'étude.

Les chercheurs ont analysé 17 études portant sur près de 1200 hommes sans problème morphologique ayant eu recours à différentes techniques d'allongement ou d'élargissement du pénis. La grande majorité avait un sexe de taille considérée comme normale.

L'efficacité du traitement a été évaluée à partir de la satisfaction du patient, de l'augmentation de la taille du sexe et des éventuelles complications, lorsque ces données étaient disponibles.

De façon générale, «la méthodologie des études était mauvaise tant au niveau de la sélection des patients que de l'évaluation des résultats», observent les chercheurs. Seulement les deux tiers des participants avaient ainsi fait l'objet d'un suivi après leur traitement.

Parmi les techniques non chirurgicales, les extenseurs péniens (appareil qui exerce un étirement mécanique) ont allongé la taille de moins de 2 cm en moyenne, tandis que les pompes à vide n'ont pas montré d'efficacité.

Les méthodes par injections, d'acide hyaluronique, de graisse ou parfois de silicone, entraînent pour leur part une augmentation de la circonférence du pénis mais les auteurs avertissent d'un «taux de complication élevé» (déformations asymétriques, apparition de nodules inflammatoires, etc.).

Quant aux interventions chirurgicales, par section du ligament suspenseur de la verge le plus souvent, ou par greffe de derme, «certains hommes ont rapporté une augmentation de taille significative; toutefois, les complications n'étaient pas rares».

De plus, «aucune vérification indépendante» de leurs déclarations n'a été effectuée, insiste Gordon Muir, ce qui affaiblit considérablement les conclusions des études concernées.

D'après une étude englobant plus de 15 500 hommes publiée en 2015, également par des chercheurs du King's College, la longueur moyenne d'un pénis est de 9,16 cm au repos et de 13,12 cm en érection, et sa circonférence, toujours en moyenne, passe de 9,31 cms au repos à 11,66 cms en érection.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Les enfants transgenres se sentent autant garçons ou filles que les enfants non trans
Sensibiliser les enfants au concept de la non-binarité pourrait réduire les préjugés à l'école, suggère une étude
Flirter à l'adolescence ne serait pas gage de bien-être, au contraire
L’orientation sexuelle n’est pas définie par un seul gène
La variabilité des cycles menstruels pourrait affecter la fiabilité des applis de fertilité
Les hommes qui souffrent de dysfonction érectile seraient moins productifs au travail
Une vie sexuelle active pourrait augmenter les chances de survie après un infarctus
Non, les hommes ne sont pas les seuls à aimer le porno
Règles: les coupes menstruelles, option sûre, efficace et économique
Serions-nous toujours attirés par le même type de personne ?
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Entrepôt high-tech pour livrer au plus vite du frais dans la ville qui ne dort jamais
La permaculture marine au secours des huîtres
Les espèces invasives apportées par l'Homme, l'autre menace pour l'Antarctique
Le poisson-clown n’a pas la capacité génétique de s’adapter
Une initiative inédite pour aider à protéger les tortues en Tunisie
 LES PLUS LUS 
Découverte d’une nouvelle espèce d’anguille électrique à haute tension
L’un des plus gros animaux volants de l’histoire identifié au Canada
La Russie n’utilisera plus son robot Fedor pour des missions dans l’espace
L'or ou l'eau: le dilemne que combattent les indigènes en Equateur
La prise d'une décision dépend de notre degré d'incertitude, affirment des scientifiques américains
Les premiers bus à hydrogène entrent en service en France
La plus grande étude d'ADN éclaircit l'origine des langues indo-européennes
Découverte au Japon d'une nouvelle espèce de dinosaure
Cuir de poisson: quand de jeunes chimistes marient luxe et écologie
Ablation de l'utérus : les femmes seraient plus sujettes à la dépression ou à l'anxiété après l'intervention
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.084 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.