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Vendredi 6 Décembre 2019

SANTE - Publié le 16/05/2019 à 19:06


Les familles au niveau socio-économique élevé seraient davantage exposées aux substances chimiques


AFP

Une nouvelle étude européenne a analysé le taux d'exposition à une quarantaine de composés chimiques chez 1.300 mères et leurs enfants, en fonction de leur niveau socio-économique. 

Réalisée par l'Institut de Santé Globale de Barcelone (ISGlobal), cette nouvelle étude a analysé la relation entre la situation socio-économique de 1.300 femmes enceintes et leurs enfants âgés de 6 à 12 ans et l'exposition à 41 contaminants environnementaux, indique un communiqué. La recherche, qui fait partie du projet HELIX, a été réalisée à partir de cohortes de naissances issues de six pays européens (Espagne, France, Grèce, Lituanie, Norvège et Royaume-Uni).

Les chercheurs ont prélevé des échantillons d'urine et de sang chez les femmes enceintes et leurs enfants pour déterminer les concentrations moyennes de biomarqueurs indiquant la présence d'intrants chimiques. Les participantes ont également rempli des questionnaires relatifs à leur niveau d'éducation, leur emploi et les revenus de leur famille.

Publiés dans l'International Journal of Hygiene and Environmental Health, les résultats montrent que les femmes enceintes qui avaient un niveau socio-économique plus élevé présentaient un risque plus important d'exposition à plusieurs composés chimiques telles que les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (PFAS), le mercure, l'arsenic et plusieurs pesticides. Les enfants issus de familles au statut social élevé étaient eux aussi plus exposés aux PFAS, au mercure, à l'arsenic et au bisphénol A.

Des risques associés aux modes de vie

L'exposition aux produits chimiques semblait moins importante au sein des foyers plus modestes. Un risque d'exposition plus élevé au cadmium chez les femmes enceintes et aux métabolites du plomb et aux phtalates chez les enfants a toutefois été observé.

Selon Parisa Montazeri, chercheuse à l'ISGlobal et autrice principale de cette publication, ces différences entre statuts socio-économiques peuvent s'expliquer par les modes de vie comme l'alimentation, le tabagisme ou l'utilisation de produits cosmétiques. "Par exemple, le tabagisme explique en partie les concentrations plus élevées de cadmium observées chez les femmes ayant des niveaux socio-économiques plus faibles", note-t-elle. 

"Il est important, dans les études à venir d'analyser les effets sur la santé des contaminants environnementaux en tenant compte du rôle de la position socio-économique", estime par ailleurs Martine Vrijheid, chercheuse à l'ISGlobal et coordinatrice de l'étude.

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