ACCUEIL | FLUX RSS
Jeudi 23 Mai 2019

CIEL&ESPACE - Publié le 16/05/2019 à 19:33


SpaceX lance la première vague de sa constellation de satellites


AFP

La société spatiale californienne SpaceX a prévu de lancer jeudi les 60 premiers satellites de sa future constellation Starlink, destinée à fournir l'internet à la planète entière depuis l'espace, et qui pourrait un jour compter 12 000 satellites.

La fusée Falcon 9 de la société créée par Elon Musk doit décoller de Cap Canaveral en Floride à 22 h 30, avec à son sommet une coiffe entièrement remplie par les 60 satellites. Le lancement était initialement prévu mercredi soir mais a été reporté en raison des vents.

SpaceX, leader du marché des lancements, veut saisir une part du futur marché de l'internet de l'espace, que convoitent de nombreuses rivales, comme la start-up OneWeb, ou le géant Amazon, qui est bien moins avancé (projet Kuiper).

Elon Musk espère à terme gagner 3 à 5 % du marché mondial de l'internet, une part qu'il a évaluée mercredi, lors d'une conférence téléphonique avec la presse, à 30 milliards de dollars par an, soit dix fois plus que ce qu'il gagne avec ses lanceurs. Le but : financer le développement de ses fusées et vaisseaux spatiaux. Le patron a pour rêve de coloniser Mars.

Chaque satellite de Starlink pèse seulement 227 kilogrammes et a été fabriqué en interne à Redmond, près de Seattle.  

Le second étage de la fusée commencera à les libérer une heure après le lancement, à 440 km d'altitude, puis ils se propulseront chacun jusqu'à une orbite relativement basse, de 550 km d'altitude, soit au-dessus de la Station spatiale internationale (environ 400 km) mais bien en-dessous de la plupart des autres satellites en orbite terrestre, notamment ceux en orbite géostationnaire à 36 000 km.

L'intérêt d'être aussi bas est que le temps de réponse des satellites sera très faible pour les utilisateurs au sol, puisque la distance sera faible. L'inconvénient est qu'il faut beaucoup de satellites pour mailler le globe, et qu'ils « retombent » plus vite dans l'atmosphère, au bout de quelques années. SpaceX devra les remplacer régulièrement.

Cela est devenu possible récemment avec la baisse rapide du coût de fabrication des satellites et le développement des mini-satellites.

Petite antenne plate

SpaceX a obtenu l'autorisation par les autorités américaines de lancer 12 000 satellites, répartis sur plusieurs orbites, mais Elon Musk a expliqué mercredi qu'un millier suffirait à rendre le système « économiquement viable ».

Le patron a dit que le système commencerait à être réellement opérationnel avec environ 800 satellites, ce qui nécessiterait encore une douzaine de lancements.

« Je pense que d'ici un an et demi ou deux ans, SpaceX aura probablement plus de satellites en orbite que l'ensemble des autres satellites », a dit Elon Musk.

Il y a aujourd'hui environ 2100 satellites actifs en orbite terrestre (des milliers d'autres restent en orbite, mais ne sont plus opérationnels).

Pour recevoir l'internet de SpaceX, une antenne plate de la taille d'une « boîte moyenne de pizza » sera nécessaire, selon lui. La société s'associera sans doute avec des opérateurs de télécommunications, mais n'a pas encore commencé à prospecter de clients, a-t-il dit.

Enfin, pour minimiser le risque de collision entre satellites, chaque élément de la constellation intègre une technologie anti-collision, selon SpaceX. Les satellites seront conçus pour retomber et brûler à 95 % dans l'atmosphère au bout de quelques années. Le reste tombera dans le Pacifique.

Mais Elon Musk a tenu à préciser : « Nous prenons cela très au sérieux, mais il n'y a pas foule là-haut, c'est très clairsemé ».

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Après la Lune, le premier pas sur Mars dans les années 2030... ou 2060?
Voir le trou noir fut comme reconstituer une chanson jouée sur un piano cassé, dit Katie Bouman
SpaceX reporte encore son premier lancement de satellites internet
La Chine à la recherche du manteau lunaire
SpaceX lance la première vague de sa constellation de satellites
Mission lunaire: la NASA demande une rallonge budgétaire de 1,6 milliard
L'exercice de simulation d'astéroïde a fini par l'annihilation de New York
Si un astéroïde fonçait sur la Terre, que ferait-on?
Un premier séisme détecté sur Mars
Un premier Chinois sur la Lune dans une dizaine d'années, selon Pékin
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Phoques décapités : deux marins-pêcheurs convoqués devant la justice
Faidherbia Albida, arbre refuge de l'agriculture sahélienne
A Cannes, la fin d'un faux récif de vieux pneus, une hérésie environnementale
En Irak, les marais misent sur l'écotourisme pour redevenir jardin d'Eden
Corée du Sud : retour de l'ibis nippon 40 ans après son extinction
 LES PLUS LUS 
Le KitKat au thé matcha débarque en Europe
A Cuba, les abeilles butinent heureuses et leur miel ravit l'Europe
Une nouvelle espèce humaine découverte aux Philippines
Comment nettoyer l'espace des vieux satellites et débris spatiaux
Les rideaux d'hôpitaux sont des nids à bactéries
La Lune dans cinq ans ? La NASA entretient le mystère
Google ouvre son premier laboratoire d'intelligence artificielle en Afrique
L'activité physique pourrait aider à guérir d'une lésion de la moelle épinière
Un régime riche en viande accroît le risque de mortalité
Infarctus ne rime pas nécessairement avec arrêt maladie prolongé
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.072 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.