ACCUEIL | FLUX RSS
Mercredi 23 Octobre 2019

SEXO - Publié le 22/05/2019 à 16:30


Deux Français sur trois ont déjà eu des troubles de l'érection, mais la plupart ne consulte pas


AFP

Entre 3 et 4 millions d'hommes français sont touchés par des problèmes d'érection. Pourtant, moins d'un million d'entre eux consultent un médecin, selon une étude Ifop réalisée pour la plateforme Charles.co et que Relaxnews dévoile en exclusivité ce mercredi 22 mai.

Premier constat de l'étude : en France, les troubles de l'érection augmentent depuis quinze ans. En 2019, 60% des hommes sont concernés par ce problème, contre 44% en 2004. Plus d'un homme sur trois (38%) a admis avoir eu au moins une forme de troubles du désir ou de l'érection au cours des 12 derniers mois. Plus particulièrement, l'étude démontre que les principaux facteurs liés à ces troubles sont la dépendance aux écrans pour 45% des hommes, le stress pour 55% d'entre eux et la consommation de vidéos pornographiques à 50%.

"Depuis l'arrivée des smartphones les gens s'informent, se comparent, complexent et s'inquiètent plus facilement. A force de regarder des films pornographiques, les hommes pensent que leurs performances sont anormales et faibles parce qu'ils se comparent aux mauvaises personnes", analyse Catherine Solano, médecin sexologue et andrologue à Paris.

La propension de la gent masculine à verbaliser leurs problèmes d'érection reste faible. Un homme sur trois (33%) reconnaît avoir déjà donné à son conjoint une fausse excuse pour masquer un problème sexuel, la fatigue physique étant l'argument le plus avancé (78%).

"Les hommes ont un rapport distant à leur santé intime, consultent très rarement un andrologue et ont une tendance à remettre au lendemain la résolution de leurs problèmes de santé intime par crainte du jugement ou sentiment de honte", expliquent Olivier Algoud et Simon Burellier, fondateurs de Charles.co, plateforme en ligne dédiée à la santé sexuelle des hommes.

Peu d'entre eux consultent

Seulement un quart des hommes (26%) présentant une dysfonction érectile a consulté un professionnel de santé. Alors que 19% en parlent à leur médecin généraliste, très peu d'hommes se tournent vers un spécialiste : 9% ont consulté un urologue, 5% un sexologue et 2% un psychologue pour des troubles de l'érection.

Pour éviter la consultation médicale, certains hommes se tournent vers des produits psychoactifs comme le Viagra (25%) mais adoptent également des comportements dangereux pour leur santé en consommant une quantité excessive d'alcool (29%) ou des substances illicites comme de la cocaïne (27%). 

Comme on peut s'en douter, ces troubles sont mal vécus sur le plan psychologique par la plupart des hommes : deux tiers des hommes qui ont souffert récemment de problème d'érection admettent avoir des complexes et des craintes lors des rapports sexuels.

"Si de nouveaux services peuvent indéniablement accroître la prise en charge thérapeutique des problèmes érectiles en facilitant l'accès à des consultations de spécialistes ou à des médicaments fiables, la lutte contre les troubles d'érection nécessite aussi de s'attaquer à certains freins d'ordre culturel au premier rang desquels les injonctions à la virilité qui ancrent dans les esprits une vision très "érectocentrique" de la sexualité masculin", analyse François Kraus, directeur de pôle "Genre, sexualités et santé sexuelle" à l'Ifop. 

Enquête réalisée sur un échantillon de 1.957 hommes représentatif de la population masculine française âgée de 18 ans et plus, via des questionnaires réalisés en ligne du 19 au 24 avril.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Flirter à l'adolescence ne serait pas gage de bien-être, au contraire
L’orientation sexuelle n’est pas définie par un seul gène
La variabilité des cycles menstruels pourrait affecter la fiabilité des applis de fertilité
Les hommes qui souffrent de dysfonction érectile seraient moins productifs au travail
Une vie sexuelle active pourrait augmenter les chances de survie après un infarctus
Non, les hommes ne sont pas les seuls à aimer le porno
Règles: les coupes menstruelles, option sûre, efficace et économique
Serions-nous toujours attirés par le même type de personne ?
Le manque de sommeil chez les ados pourrait encourager les rapports sexuels non protégés
Les adolescentes LBGT seraient plus à risque de boire et de prendre des drogues
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Les enfants japonais champions de la santé grâce au déjeuner scolaire
Le raw foodisme de Médor et Tigrou n'est pas sans risque
Comment le cerveau accroît ou diminue la perception de la douleur
Un avocat de 2,5 kilos bat un record à Hawaii
Une famille attendait la fin des temps recluse dans une ferme
 LES PLUS LUS 
Planète: la seule issue se trouve sous terre, selon certains experts
Le premier pas sur la Lune, il y a 50 ans
À New Delhi, une montagne de déchets haute comme le Taj Mahal
Attention aux montagnes de promesses du bio, prévient 60 Millions de consommateurs
L’orientation sexuelle n’est pas définie par un seul gène
Bali s'attaque à l'invasion du plastique
Découverte d'une deuxième planète autour de l'étoile Beta Pictoris
Des gravures d'animaux datant de 12.000 ans découvertes à Angoulême
Climat: les canicules seront plus longues, prévient une étude
La chasse aux rumeurs, enjeu vital de la lutte contre Ebola en RDC
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.066 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.