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Mercredi 19 Juin 2019

SANTE - Publié le 08/06/2019 à 02:11


La cigarette influerait peu, voire pas du tout, sur la longueur des télomères


AFP

Une nouvelle étude anglaise montre que le fait de fumer des cigarettes ne raccourcit pas la longueur des télomères, considérés comme les marqueurs de notre âge biologique. 

Les télomères correspondent à des petits bouts d'ADN situés à l'extrémité des chromosomes. La littérature scientifique consacrée à ce sujet montre qu'un raccourcissement des télomères peut provoquer un vieillissement des cellules et que la variation de la taille des télomères est étroitement liée à notre mode de vie. Or, cette étude publiée dans le journal de la Royal Society, Open Science Today montre que même si les fumeurs ont effectivement des télomères plus courts, rien ne prouve que le tabagisme est responsable de ce phénomène.

Pour arriver à cette conclusion, des scientifiques de l'université de Newcastle (Angleterre) ont passé 18 études longitudinales en revue, réalisées dans plusieurs pays du monde sur 12.579 adultes âgés entre 26 et 80 ans (4.678 fumeurs réguliers et 7.901 non-fumeurs). La variation de la longueur des télomères des participants a été mesurée lors d'une période d'environ 8,6 ans, à partir d'échantillons de sang prélevés au début et à la fin du suivi. 

Des biomarqueurs statiques ?

Les recherches supposent également que la longueur du télomère adulte devrait être réinterprétée comme un biomarqueur statique qui change relativement peu au cours de la vie adulte. "La mesure des changements dans la longueur des télomères adultes peut être moins utile qu'on ne le pensait auparavant pour identifier les comportements à risque et pour surveiller les conséquences liées aux changements de certaines habitudes de vie", explique Melissa Bateson, professeure à la Faculté des sciences médicales de l'Université de Newcastle et autrice principale de l'étude.

Mais dans ce cas, comment expliquer que les fumeurs présentent des télomères plus courts que les autres ? L'équipe de chercheurs supposent que l'exposition à certaines formes d'adversité au début de la vie, telles que la violence physique et/ou psychologique, pourrait représenter une troisième variable. Des recherches supplémentaires vont être réalisées par l'équipe de scientifiques afin d'étayer cette théorie. 

"Plus généralement, les résultats soulignent la nécessité de faire preuve de prudence dans l'interprétation des données corrélationnelles. Ce n'est pas nécessairement parce que deux variables sont corrélées que l'une est la cause de l'autre", souligne la Pre Bateson. 

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