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Vendredi 5 Juin 2020

RECHERCHE - Publié le 12/06/2019 à 20:44


Des millions de décès dus à une consommation insuffisante de fruits et légumes ?


AFP

De nouvelles recherches préliminaires ont estimé qu'environ un décès sur sept de maladie cardiovasculaire à travers le monde pouvait être dû à une trop faible consommation de fruits , et qu'un décès sur douze des mêmes causes pouvait découler d'un manque d'apports en légumes.

Cette étude menée à la Friedman School of Nutrition Science and Policy at Tufts University ont pris en compte des données collectées en 2010 émanant de 266 sondages concernant au total plus de 1.630.000 personnes dans 113 pays, représentant ainsi 82% de la population mondiale.

A partir des résultats des enquêtes, les chercheurs ont estimé les apports nationaux moyens en fruits et légumes pour chaque pays, puis ils ont combiné ces données avec celles de chaque pays concernant les causes de mortalité et le risque cardiovasculaire associé à un apport limité en fruits et légumes.

L'apport optimal en fruits est estimé selon eux à 300 grammes par jour, soit l'équivalent de deux petites pommes, et l'apport optimal quotidien en légumes (et légumineuses) serait de 400 grammes.

Leurs résultats, présentés à Nutrition 2019, le congrès annuel de l'American Society for Nutrition (8-11 juin), montrent qu'un faible apport en fruits pouvait être lié à près de 1,3 million de décès découlant d'une attaque et à plus de 520.000 morts de maladie cardiovasculaire à travers le monde en 2010. Ils soulignent par ailleurs qu'un trop faible apport en légumes était lié à 200.000 décès résultant d'une attaque et à plus de 800.000 morts de maladies cardiovasculaires.

Le plus fort impact de ce phénomène est présent dans les pays d'Asie du Sud et d'Afrique subsaharienne qui enregistraient une faible consommation de fruits ainsi que de forts taux d'attaques associés, mais aussi en Asie Centrale et en Océanie où ils ont noté une faible consommation de légumes et de forts taux associés de maladies cardiaques.

Aux Etats-Unis, les scientifiques ont estimé que la trop faible consommation de légumes pouvait contribuer à 82.000 décès cardiovasculaires alors que le fait de ne pas assez manger de légumes pouvait avoir affaire avec 57.000 décès.

Ces trop faibles consommations semblaient par ailleurs enregistrer un effet plus important sur les décès suite à des maladies cardiovasculaires chez les jeunes adultes, et plus particulièrement les hommes, sûrement parce que les femmes auraient tendance à plus consommer des fruits et légumes comme l'ont noté les scientifiques.

"Les fruits et les légumes sont des composants modifiables de l'alimentation qui peuvent avoir un effet sur les taux de décès évitables à travers le monde" a précisé la principale responsable de l'étude, Victoria Miller. "Nos résultats indiquent la nécessité de mener des efforts au sein de la population pour augmenter la consommation de fruits et de légumes à travers le monde."

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