ACCUEIL | FLUX RSS
Samedi 20 Juillet 2019

SANTE - Publié le 14/06/2019 à 13:55


Réduire sa consommation de viande au quotidien pourrait allonger l'espérance de vie


AFP

Une nouvelle étude américaine suggère que diminuer sa consommation de viande rouge à raison d'une demi-portion par jour réduit les risques de mortalité, toutes causes confondues. 

Le "flexitarisme", terme qui désigne les personnes qui consomment peu de viande ou de poisson, a le vent en poupe. Mais ce changement de régime a-t-il un impact sur notre santé ? Oui, répond une nouvelle étude américaine publiée dans le Bristih Medical Journal. Et en particulier pour la viande rouge.  

"Les données suggèrent que le remplacement de la viande rouge par d'autres sources de protéines, comme la volaille, le poisson, les noix, les légumineuses, les grains entiers et même les légumes, peut réduire le risque de décès prématuré", note Frank B Hu, professeur en nutrition et en épidémiologie à la Harvard T.H. Chan School of Public Health, qui a dirigé l'étude.

L'étude a porté sur les habitudes alimentaires et le risque de mortalité de 53.553 femmes et 27.916 hommes aux États-Unis entre 1986 et 2010. Pendant huit ans, les participants ont dû indiquer via des questionnaires la quantité de viande quotidienne qu'ils consommaient. Les chercheurs ont ensuite comparé ces données aux taux de mortalité, en se référant aux registres de l'état civil et à l'index national des décès. 

Un risque de mortalité accru de 10%

Les augmentations de la consommation de viande rouge sur huit ans ont été associées à un risque de mortalité plus élevé au cours des huit années suivantes chez les femmes et les hommes. Les résultats montrent qu'une augmentation de la consommation totale de viande rouge d'au moins une demi-portion par jour (sachant qu'une portion entière équivaut environ à 85g de boeuf ou d'agneau) est associée à un risque de mortalité de 10% plus élevé. Ce risque passe à 13% lorsqu'il s'agit de viande rouge transformée.

L'étude comporte toutefois quelques limites, à commencer par le fait que les données relatives aux quantités de viande ingérées ont été recueillies à partir d'auto-déclarations et que les participants étaient tous des professionnels de santé.

Bien que des études antérieures aient déjà montré des liens entre une consommation élevée de viande rouge et l'augmentation des risques cardiovasculaires, cette recherche n'a été menée qu'aux Etats-Unis, où la composition de la viande s'avère différente de celle que l'on consomme en Europe. D'autres recherches à plus large échelle et dans d'autres pays sont donc nécessaires pour étayer la théorie décrite dans cette nouvelle étude.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Trop de sucres dans la nourriture pour bébé, prévient l'OMS
Être stigmatisé dès le plus jeune âge à cause de son poids laisse des séquelles
La couverture vaccinale dans le monde stagne dangereusement selon l'ONU
AVC : une prise en charge plus rapide pourrait améliorer la condition d'un millier de patients chaque année
VIH : un manque d'empathie de la part du corps médical peut pousser le patient à arrêter son traitement
Don du sang: la période d'abstinence imposée aux homosexuels réduite d'un an à 4 mois
Davantage de légumineuses, mais aussi de viande consommées dans le monde d'ici 10 ans
Arrêter l'alcool permettrait d'améliorer le bien-être mental des femmes
Soutenir l'agriculture locale serait bon pour notre santé mentale
Les relations néfastes pourraient être liées à une perte osseuse chez les femmes post-ménopausées
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Le cerveau connecté de Neuralink testé dès l'an prochain, selon Musk
Australie : des plongeurs au secours d'une raie manta
Quand une mère orang-outan veut mettre les voiles, elle se gratte
Une solution contre la fonte de l'Antarctique ouest? Des canons à neige
Les Vikings ont rasé les forêts, l'Islande reboise à tout-va
 LES PLUS LUS 
Planète: la seule issue se trouve sous terre, selon certains experts
Une nouvelle espèce humaine découverte aux Philippines
Google ouvre son premier laboratoire d'intelligence artificielle en Afrique
A Cuba, les abeilles butinent heureuses et leur miel ravit l'Europe
Comment nettoyer l'espace des vieux satellites et débris spatiaux
La Lune dans cinq ans ? La NASA entretient le mystère
Les rideaux d'hôpitaux sont des nids à bactéries
L'activité physique pourrait aider à guérir d'une lésion de la moelle épinière
Un régime riche en viande accroît le risque de mortalité
Infarctus ne rime pas nécessairement avec arrêt maladie prolongé
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.061 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.