ACCUEIL | FLUX RSS
Samedi 20 Juillet 2019

PLANETE - Publié le 14/06/2019 à 14:03


Une épidémie menace un perroquet en danger d'extinction


AFP

Une épidémie frappe durement le plus gros perroquet du monde, le kakapo, espèce menacée de disparition, ont annoncé jeudi des scientifiques néo-zélandais.

L'une des dernières populations de kakapos, vivant sur l'île de la Morue, une terre isolée dans le sud de la Nouvelle-Zélande, a été frappée par une infection respiratoire fongique appelée aspergillose, a déclaré le Département chargé de la conservation (DOC).

Sept perroquets en sont morts, dont deux adultes, et 36 reçoivent un traitement, selon le DOC. Cela représente une perte énorme pour une espèce qui compte moins de 150 spécimens adultes.

« L'aspergillose a un impact dévastateur sur le kakapo », a déclaré jeudi le DOC dans un communiqué.

Cette nouvelle menace intervient alors qu'il y a quelques semaines les scientifiques se réjouissaient d'une saison de reproduction exceptionnelle pour cet oiseau nocturne incapable de voler, que l'on a cru éteint.  

Grâce à des efforts soutenus sur plusieurs décennies, le nombre de kakapos - une cinquantaine dans les années 90 - a progressé légèrement.

Le programme de reproduction étroitement surveillé a comptabilisé 249 oeufs pondus, laissant espérer que 75 oisillons survivraient cette année, deux fois plus que le record précédent.

Mais les efforts se consacrent aujourd'hui à sauver les oiseaux infectés par l'aspergillose, qui semblait n'avoir tué qu'un seul kakapo avant cette année, selon le vétérinaire du zoo d'Auckland, James Chatterton.

« C'est une menace sans précédent et nous nous efforçons de comprendre pourquoi c'est arrivé cette année », a-t-il déclaré à TVNZ.  

« Notre hypothèse à l'heure actuelle est le climat : ce fut une année très chaude dans le Sud. »

La chaleur et la surpopulation des nids sur l'île de la Morue aurait pu provoquer une abondance de spores d'aspergillose.

Le kakapo, dont le nom signifie perroquet de nuit en maori, était autrefois si commun qu'un explorateur européen avait dit qu'on pouvait les faire tomber des arbres comme des pommes.

Mais ils ont disparu peu à peu en raison de l'introduction de prédateurs comme des chats et chiens et en raison de leur habitudes reproductives restrictives : ils ne s'accouplent que tous les deux à quatre ans, lorsque le rimu, un arbre indigène à la Nouvelle-Zélande, donne beaucoup de fruits.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


Une solution contre la fonte de l'Antarctique ouest? Des canons à neige
Les Vikings ont rasé les forêts, l'Islande reboise à tout-va
En réduisant dès maintenant sa pollution à l'ozone, la Chine pourrait sauver 330.000 vies d'ici 2050
Naissance en Normandie de bébés crocodiles d'une espèce menacée
Viande de chien: pro et anti manifestent en Corée du Sud
Dans les Vosges, l'agonie rougeoyante des sapins mourant de soif
Des arbres pour sauver Paris du réchauffement ?
Lagos s'enfonce dans les eaux
Forêts: la Colombie a perdu deux fois la superficie de Berlin en 2018
Une petite vache marine devenue star des réseaux sociaux en Thaïlande
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Le cerveau connecté de Neuralink testé dès l'an prochain, selon Musk
Australie : des plongeurs au secours d'une raie manta
Quand une mère orang-outan veut mettre les voiles, elle se gratte
Une solution contre la fonte de l'Antarctique ouest? Des canons à neige
Les Vikings ont rasé les forêts, l'Islande reboise à tout-va
 LES PLUS LUS 
Planète: la seule issue se trouve sous terre, selon certains experts
Une nouvelle espèce humaine découverte aux Philippines
Google ouvre son premier laboratoire d'intelligence artificielle en Afrique
A Cuba, les abeilles butinent heureuses et leur miel ravit l'Europe
Comment nettoyer l'espace des vieux satellites et débris spatiaux
La Lune dans cinq ans ? La NASA entretient le mystère
Les rideaux d'hôpitaux sont des nids à bactéries
L'activité physique pourrait aider à guérir d'une lésion de la moelle épinière
Un régime riche en viande accroît le risque de mortalité
Infarctus ne rime pas nécessairement avec arrêt maladie prolongé
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.050 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.