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Samedi 20 Juillet 2019

RECHERCHE - Publié le 18/06/2019 à 12:50


Un nez artificiel conçu pour aider les médecins à identifier les tissus cancéreux pendant la chirurgie


AFP

Des scientifiques de l'université de Tampere (Finlande) ont mis au point un dispositif basé sur l'électrochirurgie afin d'aider les neurochirurgiens à identifier les tissus cancéreux pendant une opération. 

Les chercheurs à l'origine de cette étude publiée dans le Journal of Neurosurgery se sont basés sur la technique d'excision électrochirurgicale, une méthode largement utilisée en neurochirurgie qui consiste à opérer à partir d'un bistouri ou d'une lame électrique.

Lorsque les tissus sont brûlés, les molécules des tissus sont dispersées sous forme de fumée. Les scientifiques qui ont dirigé les travaux ont introduit cette fumée dans un nouveau système de mesure conçu spécifiquement pour l'étude, permettant d'identifier les tissus malins et de les distinguer des tissus sains.

Le nouveau dispositif est basé sur la spectrométrie de mobilité ionique, connecté à un système spécial d'échantillonnage de fumée, dans laquelle des ions des gaz de combustion sont envoyés dans un champ électrique. La distribution des ions dans le champ électrique va permettre d'identifier les molécules présentes dans le tissu, en mesurant son "empreinte olfactive". 

Une plus grande précision dans les excisions de tumeurs 

Au cours de l'intervention chirurgicale, un petit échantillon de la tumeur est prélevé et transmis à un pathologiste qui va l'analyser au microscope puis téléphoner au bloc opératoire pour communiquer les résultats. "L'avantage spécifique de l'équipement est qu'il peut être connecté aux appareils déjà présents dans les salles d'opération neurochirurgicales", explique Ilkka Haapala, chercheur à l'Université de Tampere et auteur principal de l'étude.

Les chercheurs ont analysé 694 échantillons de tissus prélevés sur 28 tumeurs cérébrales et des échantillons de contrôle. Les tissus ont été ensuite été classés en sept catégories. La précision du système était de 83% lorsque tous les échantillons ont été analysés. En restreignant le nombre de catégories de tissus, la précision s'est améliorée, permettant du même coup aux neurochirurgiens de réaliser une excision plus précise des tumeurs. 

"Notre nouvelle méthode offre à la fois un moyen prometteur d'identifier les tissus malins en temps réel et la possibilité d'étudier différents types de tumeurs ex vivo", souligne Ilkka Haapala.

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