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Samedi 17 Août 2019

RECHERCHE - Publié le 17/07/2019 à 21:14


Des chercheurs français identifient un mécanisme cellulaire impliqué dans les grossesses pathologiques


AFP

Des chercheurs français issus de plusieurs instituts scientifiques ont découvert que la surproduction d'une substance fabriquée par les cellules immunitaires dans le placenta pouvait entraver le développement du foetus. 

Au cours des trois premiers mois de grossesse, 10% à 20% de femmes présentent le risque de faire une fausse couche. D'où la tradition encore fortement répandue d'attendre le premier trimestre avant d'annoncer à son entourage que l'on attend un heureux événement.

Une étude parue dans la revue Science et réalisée par des chercheurs de l'Inserm, de l'Institut Pasteur, du CNRS, de l'hôpital Necker-Enfants malades AP-HP et de l'Université de Paris, décrit un mécanisme cellulaire qui altère la formation du placenta et pourrait ainsi provoquer des complications graves pendant la grossesse.

Selon les scientifiques, les complications observées pendant une grossesse seraient liées à la production d'interféron, une substance fabriquée par les cellules immunitaires qui se manifestent pour répondre aux infections virales et qui empêcheraient le fœtus de grandir correctement.

"Plus précisément, l'interféron va induire la production d'une famille de protéines cellulaires, appelées 'IFITM' qui bloquent l'activité de fusion des syncytines", expliquent les chercheurs dans un communiqué. Les syncytines sont des protéines qui assurent la fusion des cellules de la couche externe du placenta. 

Un nombre trop élevé de protéines entraverait la croissance du foetus 

Si les protéines IFITM sont produites pour assurer un rôle de protection, une trop grande quantité dans le placenta peut toutefois s'avérer néfaste pour le fœtus préviennent les scientifiques, qui ont réalisé leurs travaux à partir de modèles expérimentaux et de cellules humaines.

"L'identification du rôle d'IFITM permet de mieux comprendre les mécanismes du développement placentaire et sa perturbation au cours d'infections et d'autres pathologies", précise Olivier Schwartz, chef de l'unité Virus et immunité à l'Institut Pasteur, qui a participé à l'étude.

Les scientifiques à l'origine de ces travaux souhaitent poursuivre leurs recherches afin de déterminer si les protéines IFITM peuvent être impliquées dans certaines pathologies du placenta tels que des avortements spontanés précoces et des situations de pré-éclampsies (hypertension pendant la grossesse).

"A plus long terme, un blocage des effets d'IFITM pourrait constituer une nouvelle stratégie thérapeutique pour prévenir les anomalies placentaires liées à l'interféron", précisent les chercheurs.

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