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Lundi 16 Décembre 2019

SANTE - Publié le 25/07/2019 à 16:30


Pourquoi souffre-t-on quand il fait chaud ?


AFP

Pourquoi souffre-t-on quand il fait trop chaud? Notre corps cherche à s'adapter et maintenir à tout prix sa température centrale stable, autour de 37 degrés, pour éviter le coup de chaleur et l'effort physique en pleine canicule aggrave le danger.

Une personne qui s'adonne au sport aux heures chaudes et en plein cagnard s'expose imprudemment au risque du "coup de chaleur d'efforts" ou "hyperthermie maligne d'effort" car elle accroît le risque de voir sa température corporelle dépasser les limites supportables.

A côté de l'hyperthermie potentiellement mortelle lors d'un effort sportif d'autres dangers guettent tout un chacun, particulièrement quand le mercure flirte avec les 40 degrés, comme par exemple les noyades par hydrocution (choc thermique lorsque l'on plonge dans une eau fraîche après une exposition au soleil prolongée) ou la déshydratation.

"Au-dessus de 37°C, notre corps fait un effort considérable pour se refroidir" et avec un effort sportif, "on aggrave considérablement le risque de voir la température du corps augmenter", a mis en garde mercredi la ministre de la Santé.

L'hyperthermie maligne (HM) d'effort se produit au cours ou au décours immédiat d'un exercice physique intense et prolongé, et associe une altération de la conscience et une hyperthermie sévère (température supérieure à 39 °C).

C'est le moment où le corps, incapable de compenser ses pertes d'eau, ne peut plus faire face à la montée de température.

Le coup de chaleur d'effort peut toucher des gens se livrant à diverses activités sportives (marathon, randonnée, jogging entre midi et deux heures ...) ou professionnels (travailleurs du bâtiment).

Pour maintenir sa température centrale stable, autour de 37 degrés (36°1-37°8) le corps dispose d'un thermostat. Ce centre de la thermorégulation, se trouve dans le cerveau, plus exactement dans l'hypothalamus.

- "rétention calorique" -

Des récepteurs thermiques cutanés lui transmettent des informations par les nerfs et la moelle épinière, abritée dans la colonne vertébrale.

Le corps confronté à la canicule se refroidit essentiellement par l'évaporation de la transpiration. Mais en l'absence de vent (ou de ventilateur) et lorsqu'il fait très humide, elle ne s'évapore pas assez vite.

Le coup de chaleur survient quand le corps ne parvient plus à contrôler sa température, qui augmente alors rapidement (plus de 40 degrés).

Lorsque les capacités de thermolyse (dissipation de la chaleur) sont dépassées, il y a "rétention calorique" (accumulation de chaleur), responsable d'une atteinte mulitviscérale (neurologique, rénale...).

Lorsque la température dépasse 40,5 degrés, la défaillance du thermostat est patente et le cerveau dangereusement menacé.

Les signes qui doivent alerter : peau chaude, rouge et sèche (elle ne transpire plus), maux de tête, confusion, avec par exemple des propos incohérents, ou perte de conscience, forte fièvre, convulsions, grande faiblesse, nausées, vomissements, crampes musculaires.

Les effets sur la santé des chaleurs extrêmes frappent plus souvent les nourrissons et les personnes âgées ou celles affectées de pathologies chroniques dont les capacités d'adaptation sont moindres.

De surcroît, certains médicaments peuvent présenter un risque en cas de forte chaleur. Par exemple en augmentant l'élimination de l'eau (diurétiques); des molécules anti-migraine peuvent empêcher la dilatation des vaisseaux de la peau ou diminuer la transpiration.

D'autres médicaments prescrits en psychiatrie (des neuroleptiques) peuvent dérégler le thermostat central de l'organisme et provoquer une augmentation de la température. La déshydratation peut aussi conduire à des concentrations toxiques de certains médicaments si on n'y prend pas garde.

Le conseil d'un professionnel de santé est recommandé pour gérer ces risques.

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