ACCUEIL | FLUX RSS
Mercredi 18 Septembre 2019

SCIENCE - Publié le 05/09/2019 à 16:36


Le monstre du Loch Ness: et s'il y avait anguille sous roche?


AFP

Ce n'est pas un requin, pas davantage un poisson-chat ou un esturgeon géant. Et si l'insaisissable monstre du Loch Ness était... une anguille géante? Après une longue étude, dont les résultats ont été dévoilés jeudi, un scientifique néo-zélandais vient conforter cette hypothèse.

Le généticien Neil Gemmel, de l'université d'Otago à Dunedin (Nouvelle-Zélande), a analysé et séquencé les ADN de 250 échantillons d'eau recueillis jusque dans les profondeurs du lac écossais.

Les résultats ont conduit le scientifique et son équipe à écarter l'hypothèse d'un reptile venu du fin fond du Jurassique.

Le "monstre" - affectueusement surnommé "Nessie" - dont la plus ancienne observation remonte au VIe siècle après JC, n'est pas un plésiosaure, un grand reptile aquatique. L'étude permet également d'écarter d'autres hypothèses de poissons géants --silure, esturgeon ou même requin du Groenland.

"On retrouve une quantité significative d'ADN d'anguille", qui foisonnent dans les eaux froides du Loch Ness, selon le Pr Gemmel.

Alors, les eaux froides du Loch Ness seraient-elles peuplées de spécimens géants ?

"Nos données ne révèlent pas leur taille mais la quantité que l'on a retrouvée fait qu'on ne peut pas écarter la possibilité qu'il y ait des anguilles géantes dans le Loch Ness", a souligné le généticien.

"Des investigations supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ou infirmer cette théorie mais selon nos données, l'hypothèse d'une anguille géante reste plausible", conclut le professeur Gemmel, qui note que cette piste avait déjà été évoquée en 1933.

Les théories abondent sur la nature du monstre, allant du reptile marin préhistorique en passant par un oiseau aquatique ou... le mouvement des vagues sous l'effet du vent.

Si le mystère n'est pas encore complètement résolu, le professeur néo-zélandais se félicite d'avoir constitué une "excellente base de données" sur ce qui peut se trouver dans ce lac légendaire des Highlands, attraction touristique majeure pour l'Ecosse.

On y a prélevé de l'ADN d'humain, de chien, de mouton ou de bétail, mais aussi de la faune sauvage locale: cerfs, blaireaux, renards, campagnols ainsi que de nombreuses espèces d'oiseaux.

En 2006, après deux ans de recherches, un paléontologue écossais avait conclu que "Nessie" était en fait un éléphant d'un cirque ambulant en train de nager dans les eaux du Loch.

Soyez le premier à commenter cet article!

Laisser un commentaire

  • Maximum 250 caractères


L’un des plus gros animaux volants de l’histoire identifié au Canada
Découverte de centaines d'empreintes de pas de Néandertaliens sur une plage normande
La plus grande étude d'ADN éclaircit l'origine des langues indo-européennes
Découverte au Japon d'une nouvelle espèce de dinosaure
Découverte d'une marche funèbre vieille de 550 millions d'années
Le monstre du Loch Ness: et s'il y avait anguille sous roche?
Le génome du petit pois a été décrypté
La Chine clone un chat, et songe maintenant aux pandas
Qu'est-ce qu'un ouragan de catégorie 5 ?
Il faut retrouver le soldat Gudin
 Publicité 
 LES PLUS RÉCENTS 
Cuir de poisson: quand de jeunes chimistes marient luxe et écologie
Les premiers bus à hydrogène entrent en service en France
L'or ou l'eau: le dilemne que combattent les indigènes en Equateur
Découverte d’une nouvelle espèce d’anguille électrique à haute tension
L’un des plus gros animaux volants de l’histoire identifié au Canada
 LES PLUS LUS 
Planète: la seule issue se trouve sous terre, selon certains experts
Le premier pas sur la Lune, il y a 50 ans
À New Delhi, une montagne de déchets haute comme le Taj Mahal
Attention aux montagnes de promesses du bio, prévient 60 Millions de consommateurs
Bali s'attaque à l'invasion du plastique
Des gravures d'animaux datant de 12.000 ans découvertes à Angoulême
Des naissances rendues possibles par une méthode de la dernière chance
Un nouvel épisode de canicule, plus court, mais intense, se prépare
Un sommeil prolongé peut réduire le syndrome métabolique
L'Etna à nouveau en éruption
 Publicité 
 En image 
 Publicité 
2011-2019 © Aux Frontières de la Science. Crédits photos: istockphoto. Page générée en 0.064 secondes. Blog d'actualités scientifiques réalisé par des passionnés.