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Mardi 7 Juillet 2020

SANTE - Publié le 12/09/2019 à 15:55


La prise d'une décision dépend de notre degré d'incertitude, affirment des scientifiques américains


AFP

Une étude réalisée sur des singes et des humains montre que notre capacité à faire des choix est principalement dictée par les informations dont on ne dispose pas. Quelle place occupe la prise de risque lorsque nous nous apprêtons à prendre une décision ?

Pour répondre à cette question, des scientifiques de l'université de Dartmouth (New Hampshire, Etats-Unis) ont réalisé une étude sur des singes et des humains, parue dans la revue Nature Human Behaviors.

Les chercheurs ont testé les deux espèces étudiées en les soumettant à des choix, en vue d'obtenir des récompenses. Les humains, des étudiants de premier cycle de Dartmouth, ont reçu une combinaison de points qui ont été convertis en argent et en crédits supplémentaires pour un cours. Les modèles singes (étudiés à l'école de médecine de Yale et à l'Université du Minnesota) ont reçu des gouttes de jus.

Les résultats de cette étude ont montré que lorsque la probabilité de la récompense est inconnue et doit être apprise, les humains comme les singes, vont modifier leur stratégie. 

"Dans un environnement de récompense incertain, ce qui est le cas la plupart du temps, nous ne construisons pas la valeur dite subjective telle que prescrite par les modèles normatifs de choix, et la flexibilité est plus importante que la rationalité ou l'optimisation," explique Alireza Soltani, professeure adjointe en psychologie et sciences du cerveau à Dartmouth et autrice principale de l'étude. 

En clair, cela signifie que lorsque nous connaissons la probabilité d'obtenir la récompense et le montant de celle-ci, s'il s'agit par exemple d'une somme d'argent, nous avons tendance à limiter les risques dans notre prise de décision et à nous diriger vers l'option perçue comme la "plus sûre".Mais en cas d'incertitude sur les probabilités de remporter la mise, nos choix seraient davantage guidés par la nature de la récompense que par nos chances de l'obtenir. Selon les auteurs de l'étude, cette théorie vient contredire une hypothèse fondamentale en économie et en neuroéconomie "rarement contestée", visant à affirmer que les personnes se décident essentiellement en évaluant les risques.

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