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Dimanche 15 Décembre 2019

PLANETE - Publié le 25/11/2019 à 15:53


Arctique: le réchauffement cause des difficultés à deux explorateurs


AFP

Deux célèbres explorateurs qui tentent de traverser à ski l’océan arctique gelé doivent affronter une couche de glace inhabituellement fine en raison du changement climatique, ce qui rallonge leur entreprise et réduit leurs rations, a-t-on appris samedi auprès de l’expédition.

Le Sud-Africain Mike Horn et le Norvégien Borge Ousland, respectivement âgés de 53 et 57 ans, ont quitté Nome en Alaska par voilier le 25 août. Ils ont atteint la mer de glace le 12 septembre et voyagent depuis à ski, en tirant des traîneaux chargés de vivres.

Au départ, ils envisageaient d’achever leur traversée vers mi-novembre. Mais « à cause du changement climatique, la glace est plus fine que d’habitude et plus encline à dériver », a expliqué à l’AFP un porte-parole de l’expédition, Lars Ebbesen.

Normalement, la dérive devrait permettre aux explorateurs de progresser de quelques kilomètres supplémentaires chaque jour, « mais les vents poussent la glace vers le Groenland et ils ont reculé de trois à cinq kilomètres par jour », a-t-il poursuivi.

L’équipe espère dorénavant que l’objectif pourra être atteint d’ici dix à douze jours, juste la durée de leurs rations.  

La fille aînée de Mike Horn, Annika Horn, 26 ans, a confié au quotidien français Le Parisien que la traversée devenait un cauchemar.

« Son moral est au plus bas. Je ne l’ai jamais vu comme ça, dans un état de fatigue physique extrême », a-t-elle dit.

Selon M. Ebbesen, « il n’y a pas de danger, pas de grand drame. Mais c’est serré, une course effrénée pour atteindre l’objectif ».

« Si cela prend plus longtemps, nous réfléchissons à la manière de leur apporter plus de nourriture », a-t-il ajouté, précisant que la météo évoluait et que des vents plus favorables étaient attendus.  

Les deux hommes n’ont pas demandé à être évacués et sont « dans une condition étonnamment bonne » en accomplissant un tel exploit, « ils ont quelques engelures mais c’est tout à fait normal », a dit à l’AFP un porte-parole du Centre de coordination des sauvetages en Norvège du Nord, Bard Mortensen.

Des sauveteurs « étudient à ce stade des plans par précaution » au cas où une évacuation deviendrait nécessaire, par hélicoptère ou par bateau, a poursuivi M. Mortensen, mais « aucune évacuation n’est en cours […], ils sont déterminés actuellement à y arriver tout seuls ».

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